Rennes : des jouets anciens mis aux enchères

Des centaines de jouets anciens de ce type sont mis en vente aux enchères / © Rennes Enchères
Des centaines de jouets anciens de ce type sont mis en vente aux enchères / © Rennes Enchères

En pleine période de vacances scolaires, voila une vente aux enchères qui pourrait intéresser petits et grands. En effet ce lundi 5 mars, à Rennes, c'est toute une collection de jouets datant du XIXe et XXe qui est proposée aux amateurs de soldats, voitures, robots et trains mécaniques.

Par Marc-André Mouchère

Près de 300 lots de jouets anciens des XIXe et XXe siècles seront mis aux enchères à Rennes ce lundi à 14 heures. Au catalogue une importante collection de jouets en métal, en particulier des "Penny Toys" de Charles Rossignol dont un «Cercueil mignon», rarissime. On y trouve aussi une collection de figurines CR (Charles Rossignol). Bien-sûr des soldats, des chevaux et des cavaliers mais aussi des pompiers ou des marins.


Des classiques anciens et modernes


Autre thème de prédilection des enfants et des collectionneurs : tout ce qui roule ! Après les chevaux sur roulettes, et les attelages, de nombreuses voitures miniatures elles aussi signées CR, JEP, Bassett ou Lowke. 
Parmi les ensembles de voitures mis à la vente, on trouve certains lots sur le thème des albums de TINTIN. On remarque aussi des reproductions de voitures anciennes dont des Bugatti.
Toujours prisé, le train à vapeur parfois doté d'un mécanisme, avec ses wagons et quelques accessoires ou gares.

Autre monde plus futuriste et plus récemment entré dans les collections : celui des robots en métal parfois animés. Plus de 80 sont au catalogue dont certains nous viennent du Japon.

Vente aux enchères de jouets anciens à Rennes
Les amateurs de jouets se sont régalés cet après-midi à l'hôtel des ventes de Rennes : soldats, locomotives, robots... Près de 300 objets (certains datant du 19ème siècle) étaient mis aux enchères... / Intervenant : Philippe Neveu, expert - Reportage : Thierry Bréhier - Vincent Bars


Un jouet à haut risque : le "cercueil mignon"


Même si les enfants aiment à se faire peur, c'est un jouet assez extravagant que ce "cercueil mignon" selon la dénomination du fabriquant Charles Rossignol. Un cercueil en métal verni rouge au mécanisme diabolique. Le cercueil ne peut s'ouvrir qu'en retirant un des clous fermant le couvercle. Cette opération faite, il faut presser, généralement avec le pouce, le bouton poussoir situé à la base du cercueil.

Cette pression libère l'ouverture du couvercle tout en projetant, à travers le bouton poussoir, une aiguille acérée, d'environ 1 cm, qui se plante dans le pouce de l'enfant qui aura osé profaner le cercueil. Ce "Penny Toy" était au catalogue 1895 du fabriquant. Longueur 5,2 cm. Il est néanmoins précisé que ce cercueil n'a jamais été ouvert ce qui renforce de plus sa grande rareté aux yeux des collectionneurs. D'après une note du catalogue des ventes, ce jouet de bazar (ou jouet de quatre-sous) est l'un des plus rares jouets connus et répertoriés. Sitôt mis en vente, il fut immédiatement retiré de la vente à la demande expresse des parents et des autorités, étant considéré sa dangerosité. Combien d'enfants contractèrent pour le moins un panaris ? Il faut se rappeler qu'en 1895 le Dakin n'existait pas encore et que les complications d'une telle piqûre pouvaient être redoutables. Le modèle "inviolé", qui est présenté ici, n'a donc pas "fait de mort".

"Cercueil mignon" signé Charles Rossignol. Violer ce cercueil pouvait être mortel. / © Rennes Enchères
"Cercueil mignon" signé Charles Rossignol. Violer ce cercueil pouvait être mortel. / © Rennes Enchères


Une évolution des techniques


Après le plomb qui avait permis d'offrir aux enfants des petits soldats et autres figurines, la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle virent naître les jouets en fer blanc. D'abord simple découpe dans une feuille de métal, la silhouette est peinte sur un support de plomb.

Cavalier Hussard. Tôle peinte sur ses deux faces, lestée de plomb.
Début XIXe. Hauteur 14,5 cm. / © Rennes Enchères
Cavalier Hussard. Tôle peinte sur ses deux faces, lestée de plomb. Début XIXe. Hauteur 14,5 cm. / © Rennes Enchères

Puis on imagina des presses pour donner du volume à des pièces de métal soudées à l'étain puis peintes. Des procédés de lithographie permirent de démocratiser ces jouets fabriqués à la chaîne d'abord en Allemagne puis en Angleterre. En France un génial inventeur nommé Charles Rossignol mis au point l'assemblage par agrafage qui mis le jouet à portée des bourses les plus modestes.

Les jouets allaient ensuite s'animer avec des mécanismes à ressort remontés avec une clef comme les réveils. Puis la fée électricité et l'électronique ont permis toutes les fantaisies du train électrique au robot. Et c'est un peu tout cela qui ressort du catalogue de ces enchères.

Lot n°347 - C-3PO - STAR WARS - Métal lithographié. Moteur mécanique à clef.
Origine Japon. OSAKA TIN TOY INSTITUTE / © Rennes Enchères
Lot n°347 - C-3PO - STAR WARS - Métal lithographié. Moteur mécanique à clef. Origine Japon. OSAKA TIN TOY INSTITUTE / © Rennes Enchères

Ce mardi les enchères continuent avec des objet publicitaires eux aussi très recherchés.






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