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Rennes : des migrants tentent d'occuper un gymnase

Les migrants ont été empêchés par la police de rentrer dans le complexe sportif du Haut-Sancé, rue de Châteaugiron, à Rennes / © France 3 Bretagne - C. Jauneau
Les migrants ont été empêchés par la police de rentrer dans le complexe sportif du Haut-Sancé, rue de Châteaugiron, à Rennes / © France 3 Bretagne - C. Jauneau

Ce lundi 20 août, des migrants accompagnés par des associations ont tenté d'occuper un gymnase à Rennes. Expulsés des hôtels où ils sont hébergés, ils cherchent un nouveau lieu où vivre.

Par Thierry Peigné


Plusieurs dizaines de migrants se sont retrouvés accompagnés par des membres de l'association "Un toit c’est un droit" et du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) devant les grilles du gymnase du Haut-Sancé, rue de Châteaugiron, au sud-est de Rennes.
 
La police de Rennes a bloqué les accès au gymnase de Haut-Sancé, pour éviter que les migrants s'y installent / © France 3 Bretagne - C. Jauneau
La police de Rennes a bloqué les accès au gymnase de Haut-Sancé, pour éviter que les migrants s'y installent / © France 3 Bretagne - C. Jauneau

De 16h à 17h, ils ont attendus, retenus par des policiers, une réponse de la mairie concernant leur demande d'hébergement pour la nuit des familles de demandeurs d'asile expulsées de leurs hôtels.

La mairie a refusé de les laisser accéder au complexe sportif.
 
 

Des expulsions depuis la semaine dernière

La préfecture d'Ille-et-Vilaine a prévu de réduire ses aides pour héberger des demandeurs d’asile. 55 familles, soit près de 200 migrants, seraient concernées d'ici la fin du mois d'août selon l’association "Un toit, c’est un droit" et doivent quitter les hôtels où ils logent provisoirement.
 

Saturation des hébergements provisoires

La préfecture invoque la saturation que connaît le département avec l'arrivée importante de migrants, notamment depuis janvier 2018. Début août, elle prenait en charge 360 nuitées hôtelières par jour, à 20 euros la nuitée en moyenne. 
 

Selon la préfecture, les demandes d'asile ont augmenté en 2017 de 30% en Ille-et-Vilaine et de 11% cette année, alors qu'elles se sont stabilisées ou ont diminué dans les autres départements bretons.
 

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