Rennes-Monaco: 2-0, le récit du match

Paul-Georges N'Tep, artisan incontesté de cette victoire sur Monaco. / © DAMIEN MEYER / AFP
Paul-Georges N'Tep, artisan incontesté de cette victoire sur Monaco. / © DAMIEN MEYER / AFP

Un Paul-Georges Ntep de gala a mis à terre Monaco en deux actions d'éclat (2-0) samedi, permettant à Rennes de distancer son adversaire du soir et de s'installer en haut de classement, lors de la 15e journée de Ligue 1.

Par Avec AFP

Avec ces trois points et leur huitième match d'affilée sans défaite, Rennes pointe provisoirement à la quatrième place du classement, en attendant Bordeaux-Lille et le derby Saint-Étienne-Lyon dimanche.

Rennes a imposé comme souvent sa loi au milieu, où l'activité de Gelson Fernandes, la justesse des déplacements de Vincent Pajot et les percussions d'Abdoulaye Doucouré ont permis aux Bretons de contrôler le rythme sur la plus grande partie du match.

Mais leur arme fatale depuis quelques semaines, et pendant les 45 premières minutes, a été Ntep, l'ailier gauche, qui a fait ce qu'il voulait sur son côté, humiliant son adversaire direct Fabinho à plusieurs reprises, avec des passements de jambe
et des accélérations dont il a le secret.

Après dix minutes moroses, il a réveillé le stade de la Route de Lorient, en débordant le stoppeur Andrea Raggi, venu défendre sur le côté, et son centre tendu était poussé dans son propre but par Aymen Abdennour, juste devant Ola Toivonen.

Neuf minutes plus tard, une très belle ouverture de Sylvain Armand trouvait encore Ntep démarqué sur son aile. Son centre brossé et comme téléguidé, trouvait cette fois l'avant-centre suédois qui concluait facilement au deuxième poteau (2-0, 19e).
A la 41e, il fallait un Danijel Subasic très vigilant pour détourner une frappe de Doucouré à l'entrée de la surface de réparation, bien servi par... Ntep.

Le gardien croate de Monaco a fait une partie solide, effectuant encore un très bel arrêt à l'horizontale sur une tête placée de Pajot (67e). Du côté des joueurs de la Principauté, qui ont dû au dernier moment titulariser Bernardo Silva à la place de Geoffrey Kondogbia blessé, le match a vraiment commencé après la pause.

Mais même les entrées de Yannick Ferreira Carrasco (58) et d'Anthony Martial (68) n'ont pas permis aux rouge et blanc de se montrer tranchants. Face à l'une des meilleures défenses du championnat sur ces derniers matches - deux buts encaissés en huit rencontres, en comptant Monaco - Dimitar Berbatov a été transparent, Lucas Ocampos muselé par Romain Danzé, comme Nabil Dirar par Chekih M'Bengue.

Monaco a même dû s'en remettre à ses défenseurs pour faire trembler le public rennais, profitant de cinq minutes de flottement des hommes de Philippe Montanier. Elderson Echiejile a ainsi placé une frappe sur la barre transversale (59), avant que Fabinho ne fasse briller Benoît Costil, sur une reprise bien repoussée par le gardien de Rennes.

Le Stade Rennais, laborieux en début de saison, a une nouvelle fois démontré contre l'un des meilleurs effectifs de L1 qu'il a atteint sa vitesse de croisière et qu'il sera difficile de l'arrêter.

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