Rennes : plusieurs lycées bloqués pour protester contre des “expulsions inhumaines”

Blocage au lycée René-Descartes à Rennes / © Antonin Billet - France Télévisions
Blocage au lycée René-Descartes à Rennes / © Antonin Billet - France Télévisions

Plusieurs lycéens de différents lycées rennais ont organisé des blocages, ce jeudi matin, et ont convergé vers la préfecture à 12 h. Objectif : empêcher l'expulsion de mineurs géorgiens scolarisés à Rennes.

Par Baptiste Galmiche

Ce jeudi matin, une vingtaine d'étudiants se sont rassemblés devant le lycée René-Descartes de Rennes. À l'aide de caddies et de poubelles, ils veulent empêcher l'accès à l'établissement aux élèves et aux enseignants. Les lycées de Coëtlogon, Joliot-Curie, et Jean-Macé sont également bloqués.

En milieu de matinée, la centaine de lycéens, rejoints par des collégiens, a entamé une marche vers la préfecture, qu'ils ont atteinte à 12 h. Après 45 minutes sur place où des prises de paroles se sont succédé, la manifestation s'est dispersée.
 

Lutter contre les expulsions "inhumaines"


Objectif de ces rassemblements : lutter contre les "expulsions inhumaines". "La mobilisation lycéenne a débuté en 2017 quand la préfecture a décidé d'expulser la famille de Giorgi et d'Alex, deux enfants aujourd'hui scolarisés en Terminale à Joliot-Curie et en CE1 à Jules-Ferry", indique le tract distribué par les lycéens. 

La Géorgie est maintenant considérée comme un pays 'sûr'. "La préfecture ne prend en compte aucun critère pour les régulariser : nombre d'années passées en France, emploi des parents, problèmes de santé, intégration de la famille, scolarisation des enfants, etc."
 

Obliger la préfecture à "reculer"


"Le collectif de soutien à la famille de Giorgi et Alex a déposé plusieurs demandes d'audience à la préfecture restées sans réponse : celle-ci refuse le dialogue et s'entête à vouloir réaliser des expulsions anormales, inhumaines et justifiées."

"Comme la préfecture refuse le dialogue et continue à expulser des familles bien intégrées, souvent avec des enfants scolarisés en France, nous devons nous mobiliser". Avec un objectif : que les lycéens sortent dans la rue de façon "massive" et pour obliger la préfecture à "reculer". 

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