À Rennes, le port du masque obligatoire en extérieur bien accueilli mais pas toujours appliqué

Par décision préfectorale, les Rennais doivent, depuis ce samedi 8 août au matin, porter un masque dans certaines zones de la ville. Mais pour l'heure, tous ne sont pas au courant de cette nouvelle mesure, ou simplement n'ont pas encore le réflexe.

Le port du masque est obligatoire sur les marchés rennais, même en extérieur
Le port du masque est obligatoire sur les marchés rennais, même en extérieur © Karine Hannedouche / FTV
Depuis les premières heures de ce samedi 8 août, et jusqu'au 31 août, le port du masque dans certains secteurs de la ville de Rennes est obligatoire. C'est le cas du centre-ville. C'est aussi le cas du quartier Baud-Chardonnet, du parc du domaine Saint-Cyr, du jardin de la confluence ainsi que de la base nautique des étangs d'Apigné, le week-end (le détail des zones à retrouver ici).
 

Une pratique déjà répandue

Certains n'ont pas attendu que l'obligation soit formulée pour s'y discipliner. Déjà, hier, ils étaient nombreux à s'y conformer. Pour Nicolas, "c'est une précaution pour moi-même et pour les autres pour limiter la propagation du covid, même en plein air, surtout quand on sait que les chiffres sont en augmentation en Ille-et-Vilaine".

Même réaction pour Charles et son père, un peu plus loin. "C'est une question de respect envers les gens et ça prouve que même en étant petit, on peut être grand", affirme le jeune homme. "C'est surtout pour montrer aux autres que je fais attention, abonde son père, et pour montrer l'exemple aux enfants."
 

Un pli à prendre

Cette mesure, dans l'ensemble, est plutôt bien acceptée et comprise mais, en ce premier jour, pas toujours appliquée. "Je ne savais pas qu'à Rennes, c'était devenu obligatoire, témoigne un jeune homme au détour d'une rue. Je viens juste d'arriver et je n'ai pas regardé les informations." Car ce matin, en dehors des marchés, il n'y avait quasiment aucun panneau pour signifier la nouvelle obligation aux habitants.

"Je le savais mais je n'y ai pas pensé en sortant de chez moi, explique une jeune fille un peu plus loin. C'est samedi matin et je ne vis pas en ville normalement." Il faudra sans aucun doute quelques jours pour que chacun prenne le pli. Certains restent néanmoins sceptique : "Il fallait porter le masque pendant l'épidémie, pas à la fin, argumente une femme sur le marché. Ça ne sert plus à rien, c'est juste un exercice d'obéissance."
 

Des habitants pas encore informés

Aux étangs d'Apigné, sur la plage, Julien Bernard, nageur sauveteur, constate que peu de gens portent le masque sur le site pour l'instant. "Ils ne sont pas au courant parce qu'ils ne lisent pas les arrêtés préfectoraux, explique le surveillant, qui porte en permanence une visière. En lisant le journal, on a su que ça allait potentiellement arriver donc on s'y attendait et ça nous paraît important comme mesure."

"On a marché entre cinq et dix minutes pour venir ici et on n'a pas vu d'affiche, constatent deux baigneuses, sur la plage. Là, toutes les deux sur notre serviettes, on ne voit pas l'intérêt de porter un masque mais si on doit se lever pour aller aux toilettes, acheter de l'eau ou parler à d'autres gens, on le mettra."

Il faudra quelques jours aux Rennais pour se discipliner et mettre la mesure en application. Pour l'heure, la police ne sanctionne pas les plus négligeants mais il reste bon de rappeler que l'amende prévue en cas de non-port du masque s'élève à 135 euros la première fois et peut monter jusqu'à 3750 euros assortis d'une peine de prison de six mois en cas de récidives.
 
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