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Rennes se rêve en ville “French Tech”

Rennes a déposé sa candidature pour obtenir le label "Métropole French Tech". Déjà connue pour sa vivacité numérique, la ville pourra séduire de nouvelles startups et participer à "faire de la France une Startup République". Objectif ? "Que les prochains Google naissent et se développent ici".

Par Leïla Marchand

Les entrepreneurs du numérique rennais s'était donnés rendez-vous au Liberté ce jeudi soir. La salle de l'Etage était pleine à craquer pour... Le dépôt d'un dossier de label. Une nouvelle qui peut paraître abstraite au premier abord, mais qui pourrait pourtant filer un sacré coup de pouce aux startups du numérique de la ville dans les dix prochaines années. 




Qu'est-ce que le label French Tech ?

La "French Tech" englobe tous les acteurs de l’écosystème des startups numériques française. Donc les jeunes entreprises en développement dans différents domaines : pures players numériques, sociétés de medtech, biotech, cleantech, greentech…
En novembre 2013, l'ex ministre à l'Economie numérique Fleur Pellerin, a décidé de créer un label officiel pour encourager la croissance de ces startups. Objectif final : faire de la France une "Startup République" d’envergure mondiale. Mettre en valeur les talents "made in France" pour "que les prochains Google naissent et se développent ici, en France et en Europe".

Quels sont les atouts de la ville ?

Rennes Métropole, comme Saint-Malo, Nantes, Lannion et Brest, va présenter un dossier de candidature pour ce label. Pour ça, la capitale bretonne dispose déjà de nombreux atouts. "Il y a de la diversité : des écoles comme Telecom Bretagne, des startups emblématiques, un labfab, des espaces de co-working...", liste Karine Sabatier, directrice de la Cantine numérique.
Avec un terreau entrepreneurial fort, implanté depuis trente ans, et des acteurs mobilisés, Rennes a toutes ses chances pour obtenir sa labellisation. "Nous comptons plus de 21 000 emplois et plus de 1 000 entreprises dans la filière numérique. Ce qui nous place dans les grandes agglomérations de France", a rappelé Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole. 



Que peut apporter ce label au territoire ?

"C'est un label pour être visible au national et à l'international. Et aussi une assurance de qualité. un peu comme "Produit en Bretagne", résume la directrice. Cette distinction devrait attirer les investisseurs et permettre plus d'échanges entre les territoires labellisés. Dans les deux enveloppes budgétaires prévues par le gouvernement pour soutenir ce label, 200 millions d'euros sont prévus pour le soutien en lui-même de "l'accélération" des startups.

La métropole de Rennes tient aussi à souligner son soutien à cet effort. "Notre objectif est de créer dans les dix prochaines années 1000 emplois par an dans la filière numérique", a déclaré Emmanuel Couet. Des quartiers seront mis en valeur : "Beaulieu Da Silva, où il y aura 4800 mètres carré d'espace numérique, le centre EuroRennes et l'Ecoquartier de la Courrouze. Avec comme colonne vertébrale, la ligne B du métro, qui sera équipée de technologie numériques innovantes"


Que va apporter ce label aux entrepreneurs ?

"Il y a aussi un effet de visibilité pour les entrepreneurs, poursuit Karine Sabatier. Avec la possibilité de faire partie des missions à l'étranger, comme les grands salons, ou de tester le "pass French Tech", qui facilite l'accès aux investisseurs comme BPI France et UbiFrance".

Quand sera-t-il validé ?​

Impossible de dire encore précisément quand le jury se prononcera sur les dossiers de label bretons, qui ont été déposés en même temps (Rennes, Saint-Malo, Lannion, Brest). D'après Karine Sabatier, cela va se faire "au fil de l'eau, dans l'ordre où les dossiers ont été déposés en France. Il y aura certainement une première salve à la fin de l'année et une deuxième au début de l'année prochaine".



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