Rennes : trois mineurs mis en examen après la mort d'une femme de 75 ans

Trois mineurs ont été mis en examen ce jeudi 22 juillet à Rennes après la mort d'une femme en juin dernier. Ces trois adolescents, âgés de 13, 14 et 15 ans, surpris par un couple lors d'un cambriolage, les ont bousculés. Dans sa chute, la femme s'est mortellement blessée à la tête.
Le Parlement de Bretagne, siège de la Cour d'Appel de Rennes
Le Parlement de Bretagne, siège de la Cour d'Appel de Rennes © FTV / Bruno Van Wassenhove

Trois mineurs ont été mis en examen ce jeudi 22 juillet à Rennes pour "vol avec violences ayant entraîné la mort" après le décès en juin d'une femme de 75 ans, consécutif à une chute lors d'une bousculade, a-t-on appris auprès du parquet de Rennes.

Les trois mineurs sont âgés de 13, 14 et 15 ans. A la mi-juin, ils avaient été surpris dans une cave d'un immeuble par des riverains. "Dans leur fuite, les jeunes ont violenté un couple descendu voir ce qu'il se passait, des cambriolages ayant déjà eu lieu dans les caves les jours précédents", a expliqué à l'AFP le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc.

"La femme a été, semble-t-il, bousculée et est tombée, se blessant gravement à la tête. Elle est decédée au CHU de Rennes le 25 juin. L'autopsie a permis d'établir que le décès était dû à la chute qui a provoqué une fracture du crâne", a précisé M. Astruc.

Agé de 73 ans, l'homme, également victime de violences, s'est vu signifier une ITT  (incapacité temporaire de travail) supérieure à huit jours, selon le magistrat. Concernant cette victime, les mineurs sont également mis en examen pour "vol avec violence ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours".

Deux autres mineurs ont été interpellés ce jeudi 22 juillet sur commission rogatoire du magistrat instructeur et ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette enquête, a indiqué le procureur. Le parquet a requis le placement en détention des trois mineurs, dont deux déjà connus de l'institution judiciaire, mis en examen, qui encourent une peine de 20 ans de réclusion en regard de leur minorité.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société faits divers