"Stop à l’enfermement des sans-papiers" : mobilisation contre la réouverture du centre de rétention de Rennes

Alors que le centre de rétention administrative (CRA) de Rennes doit réouvrir ce 29 juin, le collectif de soutien aux personnes sans-papiers manifeste ce lundi et appelle à un blocage de l’établissement.
 

Une trentaine de manifestants tente de s’opposer à la réouverture du centre de rétention administrative de Rennes.
Une trentaine de manifestants tente de s’opposer à la réouverture du centre de rétention administrative de Rennes. © France Télévisions / Séverine Breton
"Stop à l’enfermement des sans-papiers" et "stop aux expulsions", c’est ce que demande le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes.

Pour éviter l'enfermement d'éventuels sans-papiers dans le centre, une trentaine de manifestants s'est rassemblée dès 8h ce lundi matin et a bloqué la route menant au CRA de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes.

Pour Gabrielle Jarrier, militante du collectif de soutien aux sans-papiers, "expulser des gens qui risquent leur vie, ce n’est pas digne".
 
 « Stop à l’enfermement des sans-papiers » et « stop aux expulsions » réclame le collectif.
« Stop à l’enfermement des sans-papiers » et « stop aux expulsions » réclame le collectif. © France Télévisions / Séverine Breton

"Normalement, la France est le pays des droits de l’homme, donc on devrait accueillir les sans-papiers", ajoute Ginette, une manifestante.

Pendant le confinement, le centre de rétention de Saint-Jacques, comme la plupart sur le territoire français, avait fermé ses portes. Les migrants retenus à l’intérieur avaient été remis en liberté car la fermeture des frontières, en raison de l’épidémie, ne permettait pas d’appliquer les mesures d’éloignement.
 

"La machine à expulser va reprendre"


Avec le déconfinement, le collectif craint que les expulsions recommencent.
 

"Maintenant que les frontières sont réouvertes, la machine à expulser peut apparemment reprendre"

Sur place, Fanch Cadiou, élu de Saint-Jacques-de-la-Lande, est venu apporter son soutien au collectif. Il confie "ne pas supporter avoir ce centre dans sa commune". Pour ce dernier, "c’est une honte, c’est abominable".

Nos journalistes, sur place depuis ce lundi matin, n’ont, pour le moment, vu aucun sans-papiers transféré dans le CRA.

La Cimade, association de soutien aux migrants, dénonce "ce retour à l’anormal" et appelle le gouvernement à un "véritable changement de cap de la politique menée à l’encontre des personnes étrangères".

 
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