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Témoignage d'une policière rennaise : “je me sens en insécurité aujourd'hui dans mon travail”

À Cesson-Sévigné (35), la police municipale est armée depuis 1978. / © France 3 Bretagne
À Cesson-Sévigné (35), la police municipale est armée depuis 1978. / © France 3 Bretagne

Des discussions étaient en cours ce vendredi matin à l'hôtel de Rennes Métropole sur les effectifs de la police municipale lors des patrouilles. Les agents manifestaient devant pour protester la décision de diminution. Stéphanie, policière, faisait grève. Elle explique... 

Par Cathy Dogon

Les policiers municipaux de Rennes seront-ils armés ? Le débat est relancé ce vendredi matin. Rennes Métropole organisait un comité technique pour valider les effectifs des patrouilles. En 2016, lorsque les agents rennais demandaient à porter une arme, la maire de Rennes leur avait refusé. Suite à un rassemblement, Nathalie Appéré avait finalement promis un renforcement des effectifs. 



12 policiers devaient arriver en renfort. Pour le moment, seulement 9 l'ont été effectivement, alors que des départs ont eu lieu. Les trois autres prévus ne devraient pas tarder à arriver.

Le comité technique devait cependant statuer sur une diminution des effectifs lors des patrouilles. De quatre aujourd'hui, lorsqu'ils descendent dans les quartiers prioritaires comme Villejean, Zone Sud et Maurpas, les policiers municipaux de Rennes ne seraient plus que trois. La fréquence de ces rondes, elle, augmenterait.

Passer les effectifs à trois policiers nous met réellement en danger.


Dans ce contexte, Stéphanie, policière municipale, s'est déplacée ce vendredi matin devant l'hôtel de Rennes Métropole. Elle comptait faire entendre sa voix : "je me sens en insécurité dans mon travail" a t-elle confié à notre journaliste. "Aujourd'hui on nous demande d'aller patrouiller dans des quartiers où il y a des faits de délinquance avérés, sur des groupes d'individus particulièrement virulents et violents."

 

"Quand on est 3 en patrouille contre 10 individus, dans un quartier populaire, il nous est impossible d'intervenir pour notre propre sécurité."


Comme elle, une trentaine d'agents siégeait devant l'institution. Le verdict n'est pas encore connu. 
 

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