VIDEO. Elections départementales en Ille-et-Vilaine : ce qu’il faut retenir du débat diffusé sur France 3 Bretagne

Un débat entre 6 candidats aux élections départementales en Ille-et-Vilaine était organisé sur France 3 Bretagne avec Jean-Luc Chenut (PS), Nicolas Perrin (EELV), Pierre Breteau (Modem), Sandrine Caroff-Urfer (LREM), Jean-Paul Tual (LFI) et Gilles Pennelle (RN). Voici ce qu’il faut retenir.

Départementales 2021 en Ille-et-Vilaine : ce qu’il faut retenir du débat entre les principaux candidats
Départementales 2021 en Ille-et-Vilaine : ce qu’il faut retenir du débat entre les principaux candidats © Margaux Moutafian / FTV

A l’approche des élections départementales, un débat entre 6 candidats issus de divers cantons de l'Ille-et-Vilaine était organisé ce lundi 14 juin sur le plateau de France 3 Bretagne en collaboration avec France Bleu et Ouest-France.

Pour évoquer les enjeux du département, étaient invités à débattre :

 

VIDÉO. Retrouvez ici le débat dans son intégralité

 

Le débat, ce qu’il faut retenir

SDIS : y a–t-il le feu à la maison ?

Il y a 641 pompiers professionnels en Ille-et-Vilaine, qui a en charge le plus gros budget départemental pour les services d’incendie et de secours de la région, avec 70 millions d’euros.

" Celui qui  a la charge de ce financement c’est bien l’échelon local, rappelle Jean-Luc Chenut (PS), mais c’est l'État qui décide ". Une nuance que le président sortant du conseil départemental rappelle lorsque l’on évoque les multiples mouvements de grève qui ont émaillé ces dernières années. " Mais nous avons fourni un effort exceptionnel, inégalé, et nous avons investi sur tout le territoire " rappelle-t-il.

" Les pompiers attendent une écoute " estime Jean-Pierre Tual (LFI), "et il y a un déficit ". Les professionnels "déplorent l’absence d’un poste avancé en centre-ville lors des soirées étudiantes."

Justement. " Ce pas aux pompiers d’être la nounou des étudiants lors des soirées en centre-ville " estime Pierre Breteau (Modem), pour qui l'accent doit être à mettre sur “ les missions des pompiers professionnels " qui encadrent plus de 3 000 bénévoles.

Des bénévoles qu’il faut continuer d’attirer, " avec des actions de sensibilisation dans les collèges, notamment " indique Sandrine Caroff-Urfer (LREM).

 

► Protection de l’enfance : les projecteurs sur les mineurs non accompagnés

Les mineurs non accompagnés, dont 629 ont été comptabilisés fin 2018 contre 340 deux ans plus tôt, ont fait les titres de l’actualité. Faits de violences, incivilités, ils échappent aux contrôles des services, "qui agissent dans le cadre d’une régulation nationale" rappelle Jean-Luc Chenut (PS). "Le garde des Sceaux nous dit : vous avez tant de jeunes à prendre en charge en Ille-et-Vilaine" explique-t-il, tout en rappelant que la protection de l’enfance ne se résume pas à ces " MNA ".

"C’est un scandale qu’il faut dénoncer" estime Gilles Pennelle (RN), "ces faux mineurs sont le résultat de deux fraudes : entrés en France grâce à des mafias, fraude sur leur âge. Ils nous coûtent très cher" estime la tête de liste du Rassemblement National.

Mais "il y a la convention internationale des droits de l’enfant " répond Nicolas Perrin (EELV), " il n’y a pas à transiger". "La protection de l’enfance, qui est une compétence exclusive et sérieuse du département, va mal. Il ne faut pas placer le débat sur ce terrain-là" estime-t-il.

Ce que vous dites, "c’est la honte nationale" répond Jean-Paul Tual (LFI) à Gilles Pennelle, "assumez vos anciennes amitiés nazillardes". Pour Jean-Paul Tual, il faudra d’abord faire un audit global de la protection de l’enfance.

6 546 enfants ont été pris en charge par les services de la protection de l’enfance du département en 2020, pour un budget de 168,5 millions d’euros. "C’est le budget qui a le plus progressé ces derniers mois" insiste Jean-Luc Chenut (PS).

Un secteur qui selon Sandrine Caroff-Urfer (LREM) "nous coûte cher ". "Nous voulons mettre l’accent sur la prévention et l’intervention précoce Le département gère 65 jeunes à multiples problèmes, pour 65 millions d’euros : Ils coûtent à ce point car ils n’ont pas été accompagnés suffisamment tôt."

Il faut effectivement détecter les situations le plus précocement possible, notamment au collège estime Pierre Breteau (Modem), "la proposition de loi sur le transfert des psychologues scolaires au département est une bonne chose".

Le RSA qui explose : comment en finir avec la pauvreté ?

Les bénéficiaires du RSA en Ille-et-Vilaine sont passés de 17 000 à 19 500 en 2020. Le budget explose, et pourtant le département n’a pas l’autonomie fiscale qui pourrait influer sur la politique de lutte contre la précarité.

Pour autant, estime Nicolas Perrin (EELV), "avec l’argent des contournements routiers et nouvelles routes, 130 millions d’euros sont disponibles" pour instaurer "un revenu minimum social garanti ".

Jean-Luc Chenut (PS) appelle que le département compte un des dix " territoires zéro chômeurs " expérimentaux français, "mais nous ne pouvons agir que sur les expérimentations", faute de moyens. "Avec la suppression de la taxe d’habitation, on se prive de 23 milliards de capacité d’action publique" rappelle-t-il.

A Jean-Paul Tual de lui rappeler que si "les décisions politiques ne sont pas bonnes, il les a soutenues en votant Emmanuel Macron" au second tour des élections présidentielles.

La pauvreté, "c’est aussi dans les zones rurales" rappelle Gilles Pennelle (RN), "on ne brûle pas de voitures, on n’agresse pas les forces de l’ordre, donc on n’en parle pas." le RSA ne figure d’ailleurs pas sur le programme du RN pour les départementales.

Pierre Breteau (Modem), lui, ne "veut pas de cette image de néo-libéral que l’on veut me coller", et évoque un projet de "fondation pour l’insertion" qui réunirait les entreprises et les associations du département, "pour que les gens restent le moins longtemps dans le dispositif"

Effectivement, appuie Sandrine Caroff-Urfer (LREM), l’important "c’est d’accompagner chacun autant que de besoin, pour devenir autonome".

 

Le 1er tour des élections départementales aura lieu le dimanche 20 juin dès 19h50 et sera à suivre en direct.

 

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