Alzheimer : à l'EHPAD Solidor de Saint-Malo, des techniques non médicamenteuses pour conserver les capacités des malades

Ce mardi 21 septembre est la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. Elle touche plus d'un million de personnes en France. Une maladie qu'on ne sait pas guérir. Les équipes soignantes tentent pourtant de maintenir l'autonomie des patients. C'est le cas à l'EHPAD Solidor Korian de Saint-Malo.

Dans cette maison de retraite malouine pour personnes âgées dépendantes, 80 résidents vivent ensemble. Les pathologies sont différentes mais certains souffrent de la maladie d'Alzheimer à laquelle ce mardi 21 septembre est consacrée sous la forme d'une journée mondiale de sensibilisation.

Ce matin là dans sa chambre, Madeleine joue avec une aide soignante sur une petite tablette portable. On l'appelle l'happy neurone, tout un progamme ! La machine propose des lettres et Madeleine doit composer des mots. C'est ludique et ça lui plait.
 

J'aime bien les mots croisés! j'aime bien tout ça! Ca fait travailler ma mémoire.

Madeleine, résidente Epadh Korian Solidor

 

Ici, tout est mis en oeuvre pour stimuler la mémoire mais aussi le physique des résidents. Deux fois par semaine, un atelier gym douce a été mis en oeuvre. Il provoque émulation et mimétisme dans le groupe face aux postures à réaliser. On se passe des ballons, on fait des mouvements de jambes, de motricité... L'objectif est de permettre de travailler sur l'autonomie à la fois physique et intelectuelle.

 

Ces techniques s'appellent les TNR, thérapies non médicamenteuses. Les recherches sur la maladie d'Alzheimer ont prouvé que l'important était surtout de prévenir cette pathologie pour la freiner au mieux, puisqu'on ne sait pas la soigner.

Sabine Mathieu Médecin coordonnateur Ehpad "Korian Le Solidor"


Sabine Mathieu rappelle ces chiffres : il y a plus d'un million de  personnes atteintes de cette maladie en France. 40 % des plus de 90 ans en sont atteints, c'est un véritable enjeu de santé public. Il faut absolument aider la recherche insiste t'elle.
 


Pour l'heure, les soignants peuvent juste limiter l'altération des capacités des personnes âgées. Une maladie qui provoque des troubles du comportement, des troubles cognitifs, du language, qui peut amener à ne plus reconnaître les visages, à ne plus savoir comment utiliser les objets du quotidien et même à devenir agressif avec les aidants. Une maladie souvent niée par ceux qui en sont atteints. 


À l'EHPAD de Saint-Malo, Manon Boisseaux, ergothérapeute, a également mis en place des séances individuelles avec un autre outil intelligent, une sorte de console de jeu devant laquelle elle installe un résident enthousiaste.

Assis dans son fauteuil, il va devoir se lever ou se pencher à droite ou à gauche, en fonction des images ou des mots qui s'affichent à l'écran. D'autres jeux sont aussi proposés, avec toujours la même visée thérapeutique.
 

Le but, c'est de maintenir les capacités physiques car elles ont un lien avec le déclin côté cognitif. Il s'agit avec ces exercices de faire le lien avec les gestes du quotidien comme se coiffer, s'habiller, se laver seul ou se déplacer de façon autonome.

Manon Boisseaux, ergothérapeute


L'EHPAD Korian Solidor ne dispose pas d'unité protégée avec une prise en charge spécifique pour les résidents atteints d'Alzheimer. L'équipe soignante mise sur la vie en communauté pour éviter tout repli. Pour cette journée mondiale, placée cette année sous le thème de l'Art, un atelier peinture avec une exposition en interne va être proposée aux résidents.

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