Estuaire de la Rance : un robot désenvaseur appelé à la rescousse

Durant cette semaine, du 1er au 5 mars, EDF lance des travaux de désenvasement de la partie maritime de la Rance entre les moulins de Rochefort et du Prat. La nouveauté : un robot dragueur, totalement immergé. Un progrès technique que ses détracteurs qualifient de poudre aux yeux.

Le robot Nessie, ici dans les Alpes, a été mis au point fin 2020. Il est utilisé pour la première fois en milieu marin pour des travaux sur la Rance.
Le robot Nessie, ici dans les Alpes, a été mis au point fin 2020. Il est utilisé pour la première fois en milieu marin pour des travaux sur la Rance. © Watertracks

Nessie, le robot dragueur sera-t-il la solution à l’envasement de la Rance lié à l’activité de l’usine marémotrice ? C’est en tout cas ce qu’espèrent les équipes d’EDF. Durant cette semaine du 1er au 5 mars, cette innovation technologique va permettre de réaliser un dragage préventif entre les moulins de Rochefort et du Prat, à proximité de la Vicomté-sur-Rance. Les sédiments seront aspirés, dilués puis rejetés en aval au moment où la marée redescend.

Une fausse solution selon les détracteurs de Nessie

Selon les contempteurs de cette solution, les sédiments vont se déposer un kilomètre plus loin en aval et envaser une autre zone. Le fondateur du collectif ‘les envasés’, Xavier Châtelet craint que le chenal de la Moinerie n’en fasse les frais. "J’ai connu la Rance avec du sable, il y a eu un changement spectaculaire en 3 ou 4 ans. EDF a changé son mode de fonctionnement et l’envasement s’accélère."

L'envasement de la Rance
L'envasement de la Rance © Xavier Châtelet

EDF testera cette invention pour la première fois en milieu marin. Les marées suffiront-elles à amener les sédiments jusqu'à l'estuaire de la Rance ? Seul l'avenir le dira.

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