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Route du Rhum: Morgane Poupon vous présente son Class 40 en vidéo 360 degrés

L'étrave arrondie d'un Class40 dernière génération / © © MADE IN MIDI
L'étrave arrondie d'un Class40 dernière génération / © © MADE IN MIDI

Entre les Minis et leur esprit "prototype" et les Imocas taillé pour les extrêmes, la jauge de la Class40 faisait cruellement défaut. Dès la Route du Rhum 2006, elle a fait l'unanimité. Visite guidée de son Class 40 Fleury Michon Bio en 360° avec Morgane Poupon.

Par Stéphane Grammont

Les bateaux devaient être simples, accessibles et fiables. Le cahier des charges de la jauge de la Class 40, imaginée en 2004 par Patrice Carpentier, devait être l'intermédiaire entre les Minis (6,50) et les Imocas (18,24m).

Avec ses 12,18 mètres, cela en a fait une catégorie taillée pour des courses comme la Route du Rhum ou la Jacques Vabre, permettant à des profils variés, amateurs comme semi-pros, de s'aligner au départ.

"Les Class 40 ce sont des petites bêtes de course, des bateaux qui sont hyper performants, hyper rapides, il y a vraiment moyen de s'éclater et d'aller vite" s'enthousiasme Morgane Poupon à bord de son Fleury Michon Bio, nommé ainsi à quelques semaines du départ. Même si le coût de fonctionnement d'un Class 40, à l'année, tourne autour de 300 000 euros, la chasse au sponsor reste difficile.

 C'est d'ailleurs ce qui caractérise également cette classe qui comporte bon an mal an entre 120 et 130 adhérents: des profils de skippers très variés, allant du chef d'entreprise à la retraite au quadra de profession libérale, que côtoient ceux qui veulent vivre de la course au large, et qui "font leurs classes".

C'est le cas de Morgane Poupon, qui s'aligne au départ de la Route du Rhum pour sa première transat en solitaire et en course, avec 58 autres bateaux de cette classe très ouverte.
 

La visite en 360°


En 2004, lorsque la jauge a été imaginée par Patrice Carpentier et une commission réunissant skippers et architectes, le compromis entre la performance et l'accessibilité était le maître mot. 

« Nous voulions créer une classe d'amateurs éclairés, un circuit qui soit accessible à tous. Une classe qui permette à tous les bons marins de réaliser leurs rêves de course au large. Simplement, pour le plaisir, sans se ruiner ni passer des mois en chantier sur un prototype compliqué », raconte Michel Mirabel, l'un des artisans de la classe, sur le site officiel.  

 Une vidéo réalisée par Orange Labs dans le cadre de notre partenariat sur la Route du Rhum.
Video YT 360° class 40 MOrgane Poupon
Réalisation: Orange Labs


Si au-delà de la visite de ce Class40, vous êtes intéressé par une visite en 360° d'un Ultime, un multicoque géant, François Gabart vous propose un tour sur MACIF avec lequel il s'aligne sur la transatlantique.

De même, si vous êtes intéressé par une visite en 360° d'un Imoca, un monocoque de 60 pieds, Jérémie Beyou vous propose un tour sur Charal avec lequel il s'aligne sur la transatlantique.

À armes égales


Dévoilée au salon nautique en 2005, la jauge séduit immédiatement. Ils sont déjà 25 au départ de la Route du Rhum 2006, soit le tiers de la flotte, et 40 en 2010.

D'une édition à l'autre, pas de course à l'armement. "Les constructions de carbone sont interdites, tout ce qui est qui est quille pivotante, mât-aile, tout ça c'est interdit" explique Morgane Poupon., "les derniers bateaux conçu doivent respecter cette jauge, du coup il n'y a pas un écart très grand entre les générations".

"Par exemple le mien il a été construit en 2007, et dans certaines conditions il est aussi performant que d'autres qui sortent des chantiers" poursuit-elle, même si de son propre aveu, elle ne joue pas la gagne.

 


Car les architectes redoublent d'ingéniosité pour repousser les limites de la jauge, en jouant sur les carènes, les bouchains, la quête de mâts ou, comme sur les Imocas, des étraves plus rondes et des cockpits conçus pour les solitaires.

Autre point important, l'accessibilité physique. Alors que l'empannage d'un Ultime relève du tour de force, un Class40 est "à taille humaine" et relativement accessible physiquement, "y compris à tous les âges" précise Morgane Poupon. "On trouve des skipper de 65 ans et plus, et des filles comme moi qui ne sont pas hyper costaud par rapport à d'autres".

Cela fait de la Class 40 la catégorie la plus représentée sur la Route du Rhum. On y trouve sur la ligne de départ un haut cadre de la finance américaine de 66 ans, un petit gabarit de 26 ans, et une quinzaine de bateaux capables de gagner.
 

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