Saint-Malo : les Anglais sont de retour

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Écrit par Gilles Le Morvan avec Valérie Chopin

Après quatre mois de stand-by pour cause de crise sanitaire, la Brittany Ferries a repris ses traversées de passagers entre Portsmouth et Saint-Malo. Moins de monde à bord pour cause de distanciation, mais une clientèle britannique heureuse de retrouver le continent. 

A Saint-Malo, les Anglais font leur come-back. Quatre mois après la suspension des traversées de passagers entre Portsmouth et la Cité corsaire, la Britanny Ferries a repris ses rotations quotidiennes samedi 17 juillet.

Ce lundi matin, ils étaient 661 à débarquer du "Bretagne" 
 
Pour la Britanny Ferries, la reprise des rotations s’est faite de façon progressive : à Roscoff et Caen/Ouistreham le 29 juin, Cherbourg le 10 juillet, Le Havre le 12, et Saint-Malo le 17.

"Il fallait du temps pour pouvoir réarmer les bateaux, réunir les équipages, et assurer une mise en place des mesures sanitaires. Accueillir notre clientèle en toute sécurité est notre priorité" indique Claude Pengam pour la Britanny Ferries. 

Désormais, 9 des 12 navires de la compagnie bretonne ont repris du service. Les rotations pour le fret n'ont en revanche jamais été interrompues pour desservir le Royaune Uni, l'Irlande et l'Espagne.


Deux fois moins de passagers à bord pour respecter les consignes sanitaires 

 

Mais si les rotations ont repris, les navires ne tournent en moyenne qu’à 40 ou 50% de leur capacité en terme de passagers.

Contraintes sanitaires obligent, la clientèle est invitée à se présenter 90 minutes avant le départ, et non plus 45, pour éviter un engorgement.

Il n’y a pas de passagers piétons, uniquement des voitures, la réservation de cabines est obligatoire, et l’accès aux restaurant s’effectue de manière échelonnée pour limiter les risques.


Vers une perte de 250 millions d'euros sur la saison estivale 


Des contraintes sanitaires qui vont faire chuter les chiffres de la fréquentation.

"Nous tablons pour la saison estivale sur 240 à 250 000 passagers contre 780 000 sur une année normale, précise la compagnie. Les pertes liées à l'impact du coronavirus pourraient s’élever à 250 millions d’euros."