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Saint-Malo : Etoile Marine croisières au tribunal de commerce

L'Etoile du Roy à quai à Saint-Malo / © Isabelle Rettig - France 3 Bretagne
L'Etoile du Roy à quai à Saint-Malo / © Isabelle Rettig - France 3 Bretagne

Etoile Marine, c'est une société emblématique de Saint-Malo, créée par Bob Escoffier, et propriétaire de nombreux vieux gréements. La société vendue en 2014 a été placée en redressement judiciaire ce mois de septembre. Une audience a lieu ce lundi au tribunal de commerce.

Par Krystell Veillard

L'Etoile du Roy, Etoile de France, Etoile polaire, Etoile Molène, autant de bateaux qui font la fierté de la cité corsaire. Des navires qui sont ou étaient la propriété de la société  Etoile Marine Croisières. Une entreprise à laquelle était rattachée Etoile Océane, société de prestation de services (avitaillement, restauration...) ainsi que le chantier naval, MayDay Boat, toutes développées depuis 25 ans par Bob Escoffier. Le chantier naval, qui comptait une douzaine de salariés a été liquidé il y a un mois. Sur les deux autres pèsent aujourd'hui une sérieuse menace.

Redressement judiciaire


Les trois entreprises ont été rachetées en Juillet 2014 par Thierry Resibois. Les deux restantes, ont été placées le 11 septembre 2015 en redressement judiciaire. Et les salariés, une quinzaine en CDI (et des saisonniers)  sont très inquiets : "avec le redressement judiciaire d'Etoile Marine Croisières, ce sont nos bateaux et nos emplois qui sont menacés". Un nouveau jugement a lieu ce lundi au tribunal de commerce de Saint-Malo.

Divorce consommé entre la direction et les salariés


"Aujourd'hui, les bateaux sont amarrés au port de Saint Malo et l'activité saisonnière est maintenant terminée. Sans trésorerie, et au vu des rares commandes de l'année 2016, comment pourrons-nous cet hiver, remettre nos navires en état ? Entretien indispensable après chaque fin de saison." Les salariés remettent en cause la gestion de l'entreprise, et affirment leur opposition à une continuité de l'entreprise dans ces conditions, avec la nouvelle direction. Ils espèrent, si un repreneur se présentait, un plan de cession, alors que l'actuelle direction envisage elle, un plan de continuation avec 5 licenciements.
Le jugement a été mis en délibéré au 17 novembre.

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