Une touriste du Mont-Saint-Michel réclame 67.000 € après sa mauvaise chute près des navettes

Une des navettes qui circulent entre le Mont-Saint-Michel et les parkings / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE
Une des navettes qui circulent entre le Mont-Saint-Michel et les parkings / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Une touriste du Mont Saint-Michel a demandé jeudi à la cour administrative d'appel de Nantes de condamner la commune, le syndicat mixte et la compagnie de transport en charge des navettes à lui verser 67.000 € de dédommagements après la mauvaise chute qu'elle avait faite le 31 décembre 2013.

Par SG avec GF/PressPepper

Ce soir de décembre 2013, Dominique Godrèche s'était en effet cassé le poignet droit vers 20h, alors qu'elle s'arrêtait à rejoindre son hôtel sur le continent : à la vue du bus, elle avait "pressé le pas" entre la zone des remparts et les quais des navettes, mais avait heurté une "dénivellation" au sol.

La requérante - qui avait été déboutée par le tribunal administratif de Caen en octobre 2016 - soutient toujours qu'elle est tombée dans une zone "en travaux" et "pas éclairée du tout", du ressort du syndicat mixte de la Baie du Mont Saint-Michel.

Cela caractérise donc, selon elle, un "défaut d'entretien normal" de l'ouvrage de nature à engager sa responsabilité.  "Il n'y avait ni lumière, ni balisage... Il faisait nuit noire", insiste, de son côté, Dominique Godrèche.

Mais le rapporteur public - dont les avis sont souvent suivis par les juges - a estimé que le lien de cause à effet entre ses prétendues "fautes" et le dommage subi par la requérante n'est "pas établi". 
 

Une chaussée "accidentée" ?


"En tout état de cause, la zone ne relevait ni de la responsabilité de la commune, ni dt la Compagnie des parcs et des passeurs du Mont Saint-Michel", a-t-il ajouté.

L'avocate de la touriste, pour sa part, a mis en avant les "indices" qui accréditent la thèse de sa cliente : elle avait "appelé au secours" le chauffeur du bus qui était en train de faire demi-tour au niveau de la "raquette" de retournement - et ce dernier l'avait "vue". 

Les photos de la chaussée "accidentée" sont par ailleurs "éloquentes", selon l'avocate.

Celle-ci s'est basée à vrai dire sur un rapport d'expertise qui avait été commandé par son assureur et qui avait été "établi plusieurs mois après l'accident", comme l'a relevé la présidente de la cour administrative d'appel de Nantes. 

"Ce rapport ne fait qu'émettre des suppositions", a répliqué de son côté l'avocate du syndicat mixte de la Baie du Mont Saint-Michel.

Les juges nantais, qui ont mis leur jugement en délibéré, rendront leur arrêt dans un mois environ.

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