Jo Baron en appel : le parquet requiert la confirmation de la peine

" On va bien, on est innocent" lance Éric Dupond-Moretti, l'avocat de Jo Baron, à l'arrivée à la cour d'appel de Rennes / © S. Breton
" On va bien, on est innocent" lance Éric Dupond-Moretti, l'avocat de Jo Baron, à l'arrivée à la cour d'appel de Rennes / © S. Breton

Devant la cour d'appel de Rennes, Jo Baron a une nouvelle fois clamé son innocence. Depuis trois ans il le répète : il n'était pas présent quand le portique écotaxe de Lanrodec a été incendié en 2013. Le parquet a pourtant demandé la confirmation de la peine : 3 mois de prison avec sursis.

Par T.P.

C'est accompagné de son avocat Eric Dupond-Moretti que Jo Baron est arrivé au parlement de Bretagne, pour être jugé en appel. Un cinquantaine de personnes dont des Bonnets rouges ont fait le déplacement en car depuis Lanrodec afin de soutenir l'agriculteur.
Une cinquantaine de personnes dont des Bonnets rouges sont venus soutenir Jo Baron / © S. Breton
Une cinquantaine de personnes dont des Bonnets rouges sont venus soutenir Jo Baron / © S. Breton

Jo Baron est accusé d’avoir été l’un des meneurs de la destruction du portique écotaxe de Lanrodec, dans les Côtes-d’Armor. En première instance, en mai 2014, il a écopé de 3 mois de prison avec sursis pour "complicité". L'Etat lui demande également de rembourser les 1,3 million d'euros correspondant au prix du portique.

Confirmation de la peine

L'avocate générale a requis la confirmation de sa peine. Eu égard au fait que l'agriculteur costarmoricain est un élu de la République (NDLR : il est conseiller municipal de Lanrodec depuis 2002), elle a demandé une interdiction d'assurer un mandat civique pendant 3 ans.

Son avocat, Maître Dupont Moretti, a plaidée la relaxe. La décision de justice a été mise en délibéré au 30 novembre.

Trois ans qu'il clame son innocence

Depuis trois ans, Jo Baron n'a pas changé ses déclarations. Ce 3 novembre 2013, jour où le portique écotaxe de Lanrodec tombait, l'agriculteur "ensilait du maïs, quand il a reçu un appel. Des gens voulaient prendre son tracteur. Il est rentré à la ferme, la remorque était déjà chargé pleine de pneus. Le ton est monté". L'éleveur explique que sous la pression, il a préféré conduire lui-même le tracteur et les pneus près du portique. Puis il est retourné ensiler. Il n'était pas là lorsque la structure a été incendiée. 



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