Ligue des champions. Pourquoi le Stade rennais va battre Krasnodar

Publié le Mis à jour le
Écrit par Benoit Le Vaillant

Les « rouge et noir » affrontent l’équipe russe de Krasnodar pour leur baptême du feu en Ligue des champions, ce mardi 20 octobre au Roazhon Park, devant 5000 spectateurs. On se risque à vous expliquer... pourquoi le Stade rennais va gagner.
 

Ce mardi 20 octobre, peu avant 21 heures, quand retentira l'hymne de la Ligue des champions dans le Roazhon Park, l'émotion sera vive pour des dizaines de milliers de supporters rennais, fans de tous les jours ou fans d'un soir, tous devant un écran de télé ou d'ordinateur (sauf bien sûr les 5000 chanceux qui seront au stade). Pour prolonger ces instants d'émotion, pour faire durer le plaisir jusqu'à l'hiver prochain, il faudra battre Krasnodar, son adversaire du soir. 

Voici pourquoi Rennes va gagner ce match.

  • Parce que c’est à domicile et contre l’équipe soi-disant la plus abordable

Rennes-Krasnodar, c’est le match a priori (l’avenir dira peut-être autre chose) entre les deux « petits » du groupe C de cette Ligue des champions. Autrement dit, si Rennes veut se qualifier pour la suite de la compétition, ou au moins terminer à la 3e place et être reversée en Ligue Europa, c’est LE match où il faut prendre trois points. On peut compter sur l’intelligence et la relation de Julien Stephan avec son groupe pour ne pas prendre de haut l’équipe russe. Si le Stade rennais devait débuter par une défaite contre Krasnodar, la suite serait fortement compromise car il faudrait aller prendre 3 points à Séville ou à Chelsea.
 
  • Parce que les joueurs sont plutôt en confiance

Le club est actuellement sur le podium du classement de la Ligue1. Certes, nous n’en sommes qu’au début du championnat. Certes, les Rennais ont paru un peu émoussés et ont été freinés lors des deux dernières journées, en concédant le nul face à des adversaires largement à leur portée, Reims et Dijon. Mais ces deux clubs sont traditionnellement des bêtes noires pour les Bretons, qui restent invaincus en 6 matches.

Mais les performances de ses internationaux N’Zonzi et Camavinga, plutôt à leur avantage lors des derniers matches de l’équipe de France, montrent que ces deux joueurs sont en confiance actuellement et peuvent transmettre leurs ondes positives et leur expérience du très haut niveau à leurs partenaires. On pourrait aussi citer aussi la performance de Traoré, l’arrière droit du Stade rennais qui a marqué et délivré une passe décisive avec le Mali lors d’un match contre le Ghana. 
  • Parce que le Stade rennais a effectué un recrutement "taille Europe"

Il y a d'abord le recrutement estival avec des joueurs qui ont presque tous une expérience internationale (Terrier, Aguerd, Guirassy, Gomis). Martin Terrier a déjà joué et marqué en Ligue des champions avec Lyon, en plus d'avoir des sélections en équipe de France Juniors et Espoirs. Nayef Aguerd est international marocain, Serhou Guirassy rêve d'équipe de France et voudra prouver sa valeur lors des soirées européennes et Alfred Gomis, le gardien de but, est international sénégalais, même s'il a peu joué avec son équipe nationale.

Et puis, il y a eu le recrutement de dernière minute, début octobre, avec la pépite belge Doku et l'international espoir italien Rugani.
Jérémy Doku n'est pas encore très connu mais à 18 ans, il a déjà sa place chez les diables rouges et est annoncé par beaucoup de connaisseurs comme un futur "crack" du football européen.

Daniele Rugani, lui, vient de la Juventus de Turin, où il a cotoyé le très haut niveau avec Ronaldo, Dybala, Morata, Chiellini. Il n'était pas souvent titulaire mais a tout de même joué et même marqué en Ligue des champions. 
  • Parce que le Stade rennais ressemble à l’Atalanta Bergame

L’an dernier, le club de Lombardie s’était invitée à la table des grands, étant même qualifié virtuellement pour le dernier carré, jusqu’à la 93e minute de son quart de finale finalement perdu contre le PSG. Le Stade rennais version 2020-2021 présente certaines similitudes avec l’Atalanta Bergame 2019-2020. Comme le club italien, le Stade rennais est le petit poucet (seuls les Hongrois de Ferencváros ont un coefficient inférieur). Comme le club italien, ils vont bénéficier de l’effet de surprise.
 

Comme le club italien, ils ont avec Julien Stephan un tacticien redoutable, très écouté par ses joueurs, très fort pour leur inculquer une mentalité de gagnant très comparable à Gian Piero Gasperini. Ces deux entraîneurs ont fait de leur équipe des reines du money-time, des équipes qui ne s’avouent jamais vaincues.

Enfin, comme le club italien, le stade rennais s’appuie sur une équipe sans star (à part peut-être Camavinga et N’Zonzi), une équipe qui repose sur le collectif et qui s’appuie sur de nombreux jeunes formés au club.
  • Parce que Krasnodar n’est que 7e au classement du championnat de Russie

Depuis la reprise de la compétition début août en Russie, on ne peut pas dire que Krasnodar fasse figure d’épouvantail du championnat. L’équipe du Français Remi Cabella est 7e (sur 16 clubs) au bout de 11 journées avec 5 victoires, 3 nuls et 3 défaites.
 

 
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