Ligue Europa : le Stade Rennais s'incline face à la Lazio Rome, une mauvaise passe qui dure

Le défenseur rennais Jéremy Morel marque le seul but de la rencontre face à la Lazio Rome sur un coup franc de Grenier / © Fabien Tiziana
Le défenseur rennais Jéremy Morel marque le seul but de la rencontre face à la Lazio Rome sur un coup franc de Grenier / © Fabien Tiziana

Solide pendant une heure et auteur de l'ouverture du score, le Stade Rennais a été puni en quinze minutes par la Lazio Rome qui s'est finalement imposée 2-1 jeudi au Stade Olympique, compliquant le parcours en Ligue Europa des Bretons, dont la série négative se prolonge.    

Par Catherine Jauneau avec AFP


Pour Rennes, la mauvaise passe dure depuis désormais sept matches, championnat et C3 confondus, trois défaites et quatre matches nuls, et il faut remonter à fin août pour trouver trace d'un succès.

Et en Ligue Europa, à laquelle ils ont pris goût la saison dernière avec leur beau parcours jusqu'en 8e de finale, les hommes de  Julien Stéphan se retrouvent derniers de la difficile poule E avec un seul point, derrière le Celtic Glasgow (quatre points), Cluj (trois points) et la Lazio (trois points).

Les Bretons ont pourtant bien abordé le match, dans le froid et l'ambiance tristounette d'un Stade Olympique presque vide.
Il n'y a d'abord pas eu grand-chose pour se réchauffer, pas de pressing, pas de rythme, entre les deux 3-5-2 en miroir bâtis par les deux entraîneurs. En première période, on s'est d'abord observés. Longuement. Mais Rennes était alors la meilleure équipe, au moins la plus entreprenante, et l'ouverture du score signée Morel, d'une tête piquée sur un impeccable coup franc de Grenier (55e) a récompensé ses efforts.

Elle ne l'a plus été ensuite car deux minutes avant le but de Morel, Simone Inzaghi avait fait entrer Milinkovic-Savic et Luis Alberto, ses deux joueurs les plus talentueux, qui ont totalement fait basculer la partie.
  

Après Nice et l'OM

À la 63e minute, c'est d'abord le Serbe qui a égalisé d'une belle frappe croisée sur un service de l'Espagnol. Et à peine plus de 10 minutes plus tard, Milinkovic-Savic a déposé la balle sur la tête d'Immobile pour le but du 2-1.

Avant ce quart d'heure de pression et de qualité, les Italiens, à l'équipe très remaniée, n'avaient pourtant à peu près rien proposé en dehors d'un coup franc sans grand danger de Cataldi (42e) et de quelques centres sans destinataires. Le talent des deux entrants a donc suffi à changer le cours du match, qu'Inzaghi avait présenté sans rire comme "une finale", mais que ses joueurs n'ont vraiment pas abordé comme tel.
Après Nice et Marseille les deux dernières saisons, tous les deux battus deux fois par les Romains dans cette même Ligue Europa, la Lazio continue donc son carton plein face aux clubs de Ligue 1 et efface sa défaite inaugurale à Cluj.

Rennes en revanche reste fâché avec la victoire, et avec les arbitres, puisque les Bretons ont réclamé deux penaltys en première période, pour une faute sur Tait et, surtout, pour une main d'Acerbi.
 

La réaction de Julien Stéphan , entraîneur de Rennes,

 "On a fait une très bonne première période, on a pris l'ascendant sur cette équipe. Mais on a quand même manqué un peu de qualité dans la surface adverse, parce que je pense qu'on doit mener à la pause, si on met plus d'engagement et d'agressivité. On est bien repartis en deuxième période puis après il y a deux évènements. D'abord l'ouverture du score après laquelle on a reculé, et l'entrée de Milinkovic-Savic et Luis Alberto qui ont changé la donne. On a été battus ensuite deux fois sur la classe et le talent de deux joueurs. La double confrontation contre Cluj va être décisive pour nous avec un prochain match où on aura une obligation de victoire à domicile. Mais j'ai plutôt l'esprit tourné vers Reims, qui vient très vite. Il faut panser les plaies, il y a de la déception dans le vestiaire mais on n'a pas le temps de se lamenter. C'est une période compliquée en terme de résultat. Il n'y a pas grand-chose qui tourne pour nous. Encore ce soir, il y a des évènements qui ne sont pas favorables mais on ne va pas se cacher derrière ça. Camavinga, je le sors par gestion. Il a mal au dos, il se fait poser un emplâtre à la pause. C'est un gamin de 16 ans qui doit être géré. Il a été très performant et j'aurais aimé le garder plus longtemps mais je me dois de le protéger si on veut avoir une chance de l'avoir dimanche. (Sur l'arbitrage) Les mains ne sont pas nos amies en ce moment. Mais moi, ça, je n'y peux rien. Ce que je peux maitriser, c'est ce que fait mon équipe, ce qu'on peut améliorer. Après le but, on recule trop vite, ça on peut l'améliorer. Notre capacité à être plus dangereux dans les 20 derniers mètres, ça aussi j'ai prise dessus. Le reste, on est malheureux mais on ne peut rien y faire."
 

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