À Pont-Scorff, l’opération « Petits papiers » veut redonner le sourire à ses habitants

Dans la nuit du 9 au 10 mars, l’équipe du théâtre Le Strapontin lançait une opération baptisée "Petits papiers". Plus de 30 messages étaient affichés un peu partout dans la ville écrits pour apporter un peu de gaîté dans cette période un peu morose.

A Pont-Scorff, les enfants des écoles ont écrit leurs "Petits papiers"
A Pont-Scorff, les enfants des écoles ont écrit leurs "Petits papiers"

"Notre théâtre est fermé au public. Et on sent bien autour de nous que les gens commencent un peu à saturer. Alors on s’est demandé comment on pourrait aller vers eux et leur redonner le sourire", confie Morgane Dagnas, chargée de communication au théâtre Le Strapontin à Pont-Scorff. Et la réponse n’a pas mis longtemps à venir. 

Dans la nuit du 9 au 10 mars, "avec l’autorisation de la mairie et des forces de l’ordre", tenait à préciser Morgane Dagnas, un petit commando essaimait un peu partout dans la commune plus d’une trentaine de messages drôles, poétiques ou philosophiques. Écris à l’encre de Chine sur des affiches collées sur les façades de maisons, de bâtiments publics, des abribus, des véhicules des services techniques, ou de petits cartons accrochés aux poignées de maisons de particuliers ou aux rétroviseurs de leurs voitures. 

"À  leur réveil, les habitants ont découvert cela sans savoir d’où cela venait. On s’était dit que ce qui serait chouette, c’est qu’une fois l’idée lancée, ceux qui le souhaitent s’en emparent", précise Morgane Dagnas. Un souhait très vite exaucé.


"C’est toute une ville qui se poétise"

À peine deux jours après le lancement de l’opération, sur les grilles des écoles de Pont-Scorff, étaient accrochés de petits mots écrits par les enfants. Dans les locaux de la médiathèque, sur un grand panneau, les usagers étaient invités à laisser un message pour leurs proches, ou leurs voisins. Sur les vitrines de commerçants s’affichent également de nouvelles citations. "C’est toute une ville qui se poétise", se réjouit Morgane Dagnas. 

Initiée par le théâtre Le Strapontin, l’opération se veut aussi éphémère. Le 23 mars, tous les messages disparaîtront comme ils sont apparus. 
 

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