Avenir de la Fonderie de Bretagne : "Tout reste à faire"

Après l'annonce de la non-fermeture de la Fonderie de Bretagne à Caudan (Morbihan), salariés, syndicalistes et élus locaux se disent soulagés mais aussi conscients que la partie n'est pas gagnée. 
Maël Le Goff (CGT) soulagé après l'annonce de la non-fermeture de l'usine de Caudan (56)
Maël Le Goff (CGT) soulagé après l'annonce de la non-fermeture de l'usine de Caudan (56) © Maxppp/V.Michel
"Maintenant le plus dur reste à faire, il y a un projet à construire, a lancé Maël Le Goff, représentant de la CGT à la Fonderie de Bretagne à la sortie du CSE ce vendredi matin à Lorient. On sait tous que le marché auto se pète la gueule, il va falloir trouver à se diversifier"
 
Quelques secondes après avoir annoncé la non fermeture du site de Caudan, le syndicaliste appelle ses collègues, rassemblés devant la sous préfecture de Lorient, à la raison.

 
"Pas de fermeture de FDB, pas de projet de repreneur FDB!", a lancé Mael Le Goff, représentant de la CGT, à des employés parfois en pleurs.

Un appel relayé aussitôt par la direction de la Fonderie de Bretagne.

"Nous allons regarder l'ensemble des pièces faisables en fonte pour le marché automobile, au sens large du terme, les machines agricoles, le gros camion, le bus... Nous ne sommes pas fermés à une exploration de diversification de nouveaux marchés, c'est la condition nécessaire pour rendre la Fonderie de Bretagne rentable", a ajouté Laurent
Galmard, directeur général de FDB. 
 
Laurent Galmard, directeur de Fonderie de Bretagne : "Je vous confirme, la fonderie ne fermera pas"


Un groupe de travail va être mis en place dans les jours qui viennent


De leurs côtés, les élus bretons qui s'étaient aussi mobilisés en écrivant une lettre au Premier ministre et en organisant plusieurs réunions, se sont dits soulagés ce vendredi, mais prudents, comme les salariés de la Fonderie.

A l'image de Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région Bretagne joint par téléphone. Ce dernier explique que "c'est une première étape. On a évité le pire, dit-il, mais on n'est pas arrivé au bout de l’aventure".

Un groupe de travail qui réunira des salariés de l’usine, des représentants de la direction de Renault et des élus locaux va être mise en place très rapidement pour préparer l’avenir du site et chercher de "nouveaux clients" peut-être penser à "de nouveaux métiers" indique le président de la Région.
 

On a juste gagné du temps - Loïg Chesnais-Girard


Loïg Chesnais-Girard ajoute que tous les élus ont été mobilisés sur ce dossier et que Jean-Yves Le Drian était également très partie prenante, "ce n’est pas un secret". Des propos confirmés par Robert Métairie, l'actuel maire de Lorient : "Jean-Yves Le Drian a été très persuasif pour défendre cet outil industriel du Morbihan". Cependant, l'élu local, sait aussi que "tout reste à faire". "On est tous soulagés et prêts à travailler. Car, dit-il, on doit mener à bien un projet en mode reconquête. On a toutes les capacités pour le faire, on a les compétences et un site de production neuf et de très bonne qualité." Le site de Caudan a effectivement été rénové suite à un incendie il y a un an. 

  
Implantée depuis 1965 à Caudan, la Fonderie de Bretagne, reprise en 2009 par Renault, produit des pièces de fonderie brutes et usinées pour l'industrie automobile. Selon la CGT, la FDB livre 95% de ses pièces à Renault et 5% à BMW.

Reste donc un avenir pérenne à construire. 
 
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