Crash d'un avion à Pluvigner : les habitants de la maison en partie détruite dénoncent l'inaction des pouvoirs publics

La maison des époux Kauffer à Pluvigner, en partie détruite à la suite du crash d'un avion de chasse belge / © S. Izad - France Télévisions
La maison des époux Kauffer à Pluvigner, en partie détruite à la suite du crash d'un avion de chasse belge / © S. Izad - France Télévisions

Patrick Kauffer et son épouse ont vu leur maison partiellement détruite à la suite du crash d'un avion de chasse belge, en septembre 2019, à Pluvigner. Ils sont depuis sans nouvelles d'une indemnisation et de travaux de dépollution. 

Par E.C


Cela fait 16 ans que Patrick et Béatrice Kauffer vivent dans leur maison de Pluvigner. En septembre dernier, leur propriété a servi de piste d'atterissage de fortune, à un avion de chasse belge qui s'y est écrasé, à la suite d'un problème moteur. A l'époque, aucune victime. Les pilotes s'en sortiront indemnes. 

L'accident a pourtant provoqué d'importants dégâts, notamment sur la toiture de la famille. Depuis, Patrick et Béatrice ne vivent plus sur place, mais dans un gîte, en location. 
 

A chaque fois qu'on revient ici, on voit cette désolation.

Patrick est le seul à prendre la parole lorsqu'il s'agit d'évoquer l'accident. Sa femme reste traumatisée. Ils ne souhaitent plus vivre ici. Les dégâts impliquent de nombreux travaux et ne sont pour l'instant pas chiffrés. "On ne connaît pas encore le montant du préjudice". Ils sont nécessaires pour une revente. "Les experts ne pouvaient pas venir au début, c'était zone militaire", rappelle Patrick. Le site est également pollué. Des arbres et de la terre sont encore stockés sur place. 
 
Des arbres pollués à proximité du domicile de la famille Kauffer, à Pluvigner / © S. Izad - France Télévisions
Des arbres pollués à proximité du domicile de la famille Kauffer, à Pluvigner / © S. Izad - France Télévisions

Depuis que l'armée est partie, nous n'avons plus de nouvelles.

Dans une lettre ouverte, ils lancent un cri de détresse et veulent interpeller sur l'inaction des pouvoirs publics. "On est en 2020, trois mois après le crash, il faut que ça bouge. On a besoin de savoir quels seront nos dédommagements, pour pouvoir aller ailleurs." Patrick dit ne plus avoir de contacts avec l'armée belge, ou française. "Tout le monde nous a fait des promesses. Mais entre ce qui a été dit et aujourd'hui, ce n'est pas la même chose."

Contactée, l'armée répond que sur la dépollution, il s'agissait de trouver une entreprise spécialisée, avec une obligation de passer par un appel d'offre sur les marchés publics, ce qui a entraîné un délai. Des travaux pourraient commencer fin janvier, début février.

Selon un expert, le chiffrage du préjudice subi dans la maison devrait être connu en fin de semaine. La pollution de l'air intérieure doit être analysée. 


 

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