Crash du F-16 à Pluvigner (56): “Les pilotes ont tout fait pour éviter les habitations” selon le lieutenant-colonel Rio

Une zone étendue est totalement interdite, à terre comme dans les airs / © S.Izad
Une zone étendue est totalement interdite, à terre comme dans les airs / © S.Izad

Les autorités militaires et préfectorales ont tenu une conférence de presse ce mercredi 25 septembre à Pluvigner. Ils ont apporté quelques informations sur la situation post-crash. Les causes et les circonstances de l'accident restent cependant inconnues.

Par avec AFP

"Le pilote et son copilote ont tout fait pour éviter les zones habitées et se sont éjectés au tout dernier moment, à 800 mètres du crash", a déclaré le lieutenant-colonel Pierre Rio, de la délégation militaire départementale. 
 

Une maquette d'armement sur le F-16 qui a compliqué le travail des pompiers

Le F-16 avait décollé de Belgique en direction de la base aéronavale de Lann Bihoué, proche de Lorient (Morbihan). "L'avion n'était pas armé mais il portait la maquette d'un armement pour simuler son aérologie en phase de combat", a indiqué le militaire. Cela a créé une "difficulté pour les pompiers qui sont intervenus sur place"car "ils ne connaissaient pas la nature de cet armement" factice, a précisé le lieutenant-colonel Rio.
 

Les habitants toujours relogés

Par ailleurs, près d'une semaine après l'accident, plusieurs habitants n'ont toujours pas pu regagner leur domicile. Les deux propriétaires d'une maison touchée par le F-16 sont logés chez un adjoint du maire de la commune et 14 autres "ont été relogées soit dans un hôtel à Baud, soit chez des amis ou de la famille", a déclaré le sous-préfet de Lorient, Pierre Clavreuil.
 
 

La terre souillée par les hydrocarbures

Une cinquantaine de militaires sont présents actuellement sur le site pour effectuer les opérations d'extraction de la terre souillée par les hydrocarbures du F-16 et pour assurer la sécurité du périmètre du crash. Une zone d'interdiction de survol a aussi été mise en place dans un rayon de cinq kilomètres autour du crash et sur une altitude de 1.000 m afin de préserver l'enquête judiciaire et "éviter les curieux".
Le nettoyage du site devrait prendre de trois à quatre semaines. La terre souillée par les hydrocarbures sera traitée par une entreprise privée et une terre propre viendra remplacer la terre excavée sur une surface d'environ 3.000 m2, selon les autorités.
 

Les débris récupérés pour tenter de déterminer les causes du crash

Les débris de l'avion déjà récupérés, qui représentent trois semi-remorques, ont été confiés à l'armée belge afin d'aider à déterminer les causes et les circonstances du crash. La section de recherches de la gendarmerie de l'air de Vélizy-Villacoublay est chargée de l'enquête judiciaire. Une enquête a aussi été confiée aux bureaux enquête et accidents (BEA) de France et de Belgique.


 

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