Déconfinement progressif : les rendez-vous cyclistes bretons vont devoir s'adapter

Le calendrier cycliste national et international est en surchauffe. L'annonce des mesures de déconfinement du Premier ministre a partiellement douché les espoirs d'un retour progressif à la normale pour le mois d'août. A quoi doit-on s'attendre ? Voici quelques éléments de réponse.

A Plouay pour la "Bretagne Classic", l'aire d'arrivée sera limitée à 3000 personnes...
A Plouay pour la "Bretagne Classic", l'aire d'arrivée sera limitée à 3000 personnes... © Fred Tanneau / AFP

On le sait, depuis l'intervention mardi 28 avril d'Edouard Philippe : les événements susceptibles de regrouper plus de 5 000 personnes sont repoussés au mois de septembre dans le meilleur des cas. 

Les prochains championnats de France cyclistes prévus à Plumelec (Morbihan) du 21 au 23 août sont, sur le papier, potentiellement menacés. "Pour le moment, on conserve ces dates", martèle Ludovic Sylvestre, vice-président de la Fédération Française de Cyclisme : "Il y aura un point d'étape le 2 juin avec le Ministère des Sports et le Ministère de la Santé pour examiner ce qui sera possible de faire durant l'été ou pas. Il est important pour notre Fédération, dans le respect strict des conditions sanitaires, de relancer l'activité de nos clubs... On garde l'espoir de pouvoir relancer le BMX, le VTT et le calendrier amateur. Concernant les championnats de France à Plumelec, nous allons tout mettre en oeuvre pour les organiser sans mettre en danger le public, les bénévoles et les coureurs...". De quoi rassurer, Stéphane Hamon, le maire de la localité morbihannaise qui craint pour sa population.

 

Une aire d'arrivée limitée à 3000 personnes



A Plouay (Morbihan), pour garantir la pérennité de son épreuve, Jean-Yves Tranvaux l'organisateur de La Bretagne Classic, a du s'adapter. "Compte-tenu de l'organisation des championnats de France le 23 août, nous avons programmé notre course le mardi 25 août tout en préservant la veille (le lundi 24 août) notre épreuve féminine de coupe du monde".
Un trou dans le calendrier qui a reçu la bénédiction de l'U.C.I. (Union cycliste internationale) qui, en moins de trois mois, va tenter le tour de force de comprimer trois grands tours et reprogrammer les grandes dates d'une saison amputée. Pour l'organisateur de Plouay, la jauge des 5 000 spectateurs n'est plus une contrainte incontournable : "On va limiter l'aire d'arrivée à 3 000 personnes qui auront réservé leurs places au préalable. Un masque sera fourni à tout le monde... Notre ligne d'arrivée fait plus d'un kilomètre sur plus de 100 m de large... sur le plan de la sécurité, on sera irréprochable".

 

Comment gérer les flux ?



Mais la "positive attitude" des organisateurs trouvera peut-être ses limites dans la hiérarchie binaire de la future carte sanitaire du pays. Le locataire de Matignon l'a annoncé : une distinction s'imposera entre les départements hautement contaminés et ceux qui le sont moins.
Comment envisager, contrôler ou bien même réguler les flux entre zones rouges et zones vertes liés à l'organisation d'un événement ? Dans un climat aussi peu serein, qui peut aujourd'hui garantir que les partenaires d'hier seront toujours là demain pour aider les organisateurs à boucler leurs budgets ? Un Tour du Limousin réduit, un Dauphiné concentré sur trois jours devrait entretenir la flamme d'un Tour de France en sursis. 

 

Grand départ annulé pour la Vuelta 



Rien n'est gravé dans le marbre à l'heure ou nous rédigeons ces lignes... L'Union cycliste internationale est à la planche pour tracer les contours d'un calendrier attendu dans les prochaines heures. Déjà, et on vient de l'apprendre, le grand départ de la Vuelta (Tour d'Espagne), initialement prévu au Pays Bas, est annulé... la partition se grippe à mesure que se profile l'été... mais pour entretenir l'espoir, il faut encore y croire.
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