• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

La Gacilly : le festival photographique raconte la beauté fragile de la Terre

Un hippopotame surfe des vagues sur la côte du Gabon. / © Michael Nichols
Un hippopotame surfe des vagues sur la côte du Gabon. / © Michael Nichols

Pour sa 15e édition, le festival photo de La Gacilly (56) se penche au chevet de la Terre. Des vues depuis l'espace, réalisées par le spationaute Thomas Pesquet, à l'infiniment petit, les oeuvres de trente-et-un photographes sont exposées en plein air, du 2 juin au 30 septembre.

Par Hélène Pédech


En quinze ans, La Gacilly a accueilli plus de trois millions de visiteurs venus contempler le travail de 300 photographes exposés, le temps d'un été, dans les jardins, les venelles et sur les murs des habitations du village. 

"15 ans, c'est l'âge des passions, de l'énergie, des questionnements".


Après l’Afrique sub-saharienne en 2017, le Festival photo de La Gacilly  fête avec cette édition 2018, son 15e anniversaire. "15 ans, c’est l’adolescence. L’âge des passions, de l’énergie, des questionnements. L’âge de se définir aussi...". Du 2 juin au 30 septembre, le Festival photo interroge les visiteurs sur l'état et l'avenir de la Terre: "Peut-on encore sauver la maison qui brûle ?"

"Nous aurions aimé que cet anniversaire soit la célébration d'une Terre revitaminée"


"Il y a 15 ans, le Festival photo de La Gacilly était créé pour faire prendre conscience, par la force de l'image, de la beauté si fragile de notre planète, malmenée par une industrialisation effrénée, bouleversée par l'urbanisation, appauvrie par l'exploitation des sols, rappellent Cyril et Florence Drouhet, respectivement commissaire des expositions et directrice artistique du festival. Les yeux des photographes se sont posés, en douceur ou en révolte, pour magnifier, documenter, interpeller, ou tout simplement mettre en évidence ce lien vital qui unit les hommes à la nature (...) Pour cette 15e édition, nous aurions aimé que cet anniversaire soit la célébration d'une Terre revitaminée, objet de toutes les attentions d'une humanité enfin soucieuse de sons avenir. Las (...), nous nous rapprochons inexorablement et à grands pas du précipice de nos illusions."


Loin d'être uniquement un constat d'échec, cette édition 2018 ne se contente pas de montrer "les empreintes irréversibles que nous laissons derrière nous". 


L'hymne à la Terre de Thomas Pesquet


Émerveillement depuis l'infiniment grand. Six mois durant, le spationaute Thomas Pesquet a relayé son aventure sur les réseaux sociaux, se révélant un fervent défenseur de la cause environnementale. Un an tout juste après son retour sur Terre, certaines de ses photos sont présentées. "La Terre est un vaisseau spatial avec un équipage de sept millions d'individus qui cherchent à survivre. Ce sont mes photos qui me permettent aujourd'hui de partager cette nouvelle conscience avec vous (...) Notre planète est magnifique mais périssable."

"Au Botswana, dans un impressionnant désert de sel, les teintes de rouge d'une mine d'extraction de sodium, apportent un contraste bienvenu. Un pourpre intense que je n'ai pas pu admirer qu'une ou deux fois, et toujours en Afrique." / © Thomas Pesquet / ESA / NASA
"Au Botswana, dans un impressionnant désert de sel, les teintes de rouge d'une mine d'extraction de sodium, apportent un contraste bienvenu. Un pourpre intense que je n'ai pas pu admirer qu'une ou deux fois, et toujours en Afrique." / © Thomas Pesquet / ESA / NASA

Célébrations de l'Homme et de l'animal 


Célébration aussi du monde animalier, notamment au travers des clichés de Michael Nichols et son hippopotame surfeur au Gabon.
Au détour d'une rue, d'autres grandes signatures de la photographie contemporaine sont prévues comme celle de Matthieu Ricard, qui partage depuis presque cinquante ans le quotidien et l'intimité des moines tibétains. 

"Quand je vois les jeunes de Camopi boire et fumer n’importe quoi, je me dis que j’ai bien fait de partir vivre au Brésil, vivre à nouveau comme mes ancêtres. Peut-être que les jeunes ont mal parce qu’ils ne vivent plus comme avant, ils ne sont plus comme avant." / © © Miquel Dewever-Plana
"Quand je vois les jeunes de Camopi boire et fumer n’importe quoi, je me dis que j’ai bien fait de partir vivre au Brésil, vivre à nouveau comme mes ancêtres. Peut-être que les jeunes ont mal parce qu’ils ne vivent plus comme avant, ils ne sont plus comme avant." / © © Miquel Dewever-Plana

Interrogations aussi sur les territoires des hommes et un équilibre possible, au travers, par exemple, des doubles-portraits réalisés par Miquel Dewever-Plana en Guyane au côté des Améridiens en quête d'identité.

Un festival de la photo plein-air en Autriche


Le concept d'expositions photographiques en plein air sur grand format et autour de thèmes environnementaux fait des émules. En même temps que La Gacilly, la petite ville de Baden (Autriche) ouvrira ses jardins, ses rues à la première édition du festival photo La Gacilly-Baden.

A lire aussi

Sur le même sujet

Inauguration centrale solaire à Baud

Les + Lus