La sécheresse, avec des niveaux d'eau très bas, complique la navigation sur les canaux bretons

Publié le
Écrit par Krystel Veillard avec Romuald Bonnant

Les fortes températures de cet été, combinées aux pluies qui ne sont pas tombées depuis des mois, font que le niveau de nos cours d'eau ne cesse de baisser. Une sécheresse qui a des conséquences sur la navigation, et le tourisme fluvial. La circulation de certains bateaux est devenue impossible sur certains canaux, comme sur le canal de Nantes à Brest, à l'Est du Morbihan.

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Il est particulièrement inquiet. Patrice Ravat, est le responsable d'un site de location de bateaux sans permis à Glénac dans le Morbihan.

Avec la sécheresse, le niveau très faible de l'eau devient problématique pour la navigation sur certaines zones des canaux bretons. Notamment sur l'Oust dans le Morbihan. Du coup, il faut s'adapter et prévenir les vacanciers.

"On est limité à 5 km/h au lieu de 8, explique t-il ainsi à ses clients, car dès que le mouvement d'hélice se créé et qu'on va très vite, les bateaux s'enfoncent dans l'eau et le risque c'est d'accrocher le fond directement." 

Cinquante centimètres d'eau en moins


Il manque 50 cm de hauteur d'eau. Alors, impossible pour le loueur de faire circuler les douze bateaux sur les canaux du Morbihan. Le tirant d'eau des embarcations est trop important. S'ils veulent profiter de leur séjour au fil de l'eau, les touristes doivent parfois changer leur itinéraire, passer sur la Vilaine par exemple.

"On s'est posé la question, si on pouvait naviguer, réagit Laurent Bouvron, qui vient de louer une des embarcations. On nous a rassuré et aussi pour notre parcours." "On a conscience de ce qui se passe, renchérit Manuelle, sa femme. Et déjà c'est bien qu'on puisse partir. C'était notre projet de vacances, on n'a qu'une semaine et le but c'était de pouvoir en profiter !"

Modification d'itinéraires mais pas d'annulation


Une situation tendue pour les loueurs de bateaux sans permis, qui pour l'instant réussissent à éviter les annulations de réservations.

"On a fait en sorte d'anticiper, explique Patrice Ravat, pour que tous les clients sachent déjà que cette restriction d'eau globale nous impacte et les amène à naviguer sur un secteur qu'ils n'avaient pas forcément prévu au départ"

Des restrictions pour la navigation fluviale


La préfecture du Morbihan et la Région Bretagne multiplient les restrictions. Non seulement il est interdit de laver les bateaux, il y a aussi une obligation de limiter le nombre d'éclusages en regroupant les passages de bateaux. Avec une conséquence pour les touristes, la nécessité d'être patients, comme à Saint-Martin-sur-Oust.

"Il y a deux heures d'attente, s'il n'y a pas de bateau à monter ou à descendre, indique Jimmy Ameline, plaisancier fluvial. On est obligé d'attendre deux heures si on se trouve tout seul, pour éviter de remonter l'eau et de la gaspiller. Il y a quand même 300 000 litres d'eau dans certaines écluses. Donc au lieu de faire deux passes, ils n'en font qu'une pour deux bateaux."

Une navigation sur les canaux bretons qui est aujourd'hui en sursis.

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