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Enfants fauchés par une voiture à Lorient : les familles et leur avocat opposés à la remise en liberté de la passagère

Philippe Courtois, l'avocat des familles de Samet et Bunyamin victimes d'un chauffard à Lorient. A sa droite, le père de Samet. / © S. Izad - France 3 Bretagne
Philippe Courtois, l'avocat des familles de Samet et Bunyamin victimes d'un chauffard à Lorient. A sa droite, le père de Samet. / © S. Izad - France 3 Bretagne

Pour la première fois depuis l'accident qui a coûté la vie à un enfant de 9 ans et blessé grièvement un autre à Lorient, les familles se sont exprimées ce jeudi accompagnées de leur avocat Philippe Courtois. 

Par E.C


"Je veux que le coupable soit puni". Le père de Samet, Enis Arslan était accompagné ce jeudi 4 juillet de son avocat Philippe Courtois pour s'exprimer face à la presse, après l'accident qui a blessé son fils et tué son neveu début juin à Lorient

Samet est sorti récemment du coma et présente de nombreuses fractures. "Mon fils souffre beaucoup" a déclaré Monsieur Arslan qui revenait de Brest où Samet est toujours hospitalisé. Il a cessé de travailler et se relaie avec son épouse au chevet de l'enfant. Il a ajouté qu'il ne voulait pas que cette situation arrive à d'autres et que la sanction devait être exemplaire.

Les parents du jeune garçon décédé se trouvent toujours en Turquie. La mère est dans un état psychologique très fragile selon l'avocat. "Elle ne mange plus, ne parle plus." Elle pourrait même être hospitalisée.


"Pas un seul mot n'a été prononcé pour les enfants"


De son côté, Maître Philippe Courtois est revenu sur le comportement du conducteur et de la passagère mis en cause dans cet accident. "Du début, jusqu'à aujourd'hui, pas un seul mot n'a été prononcé pour les enfants" a t-il affirmé. Il va même plus loin "l'un comme l'autre ne reconnaît pas avoir percuté des enfants."  A propos de leur fuite et leur cavale, il souligne "Ce qui est certain, c'est qu'ils ont été aidés". "Neuf jours c'est étonnant, ils n'étaient pas très loin"  relève-t-il.


L'éventuelle remise en liberté de la passagère suscite l'incompréhension


Monsieur Arslan souhaite que la passagère réponde de ses actes alors que cette dernière pourrait être remise en liberté. Ce matin et devant le juge d'instruction, la jeune femme a contesté son implication. Elle aurait encore présenté une autre version des faits. 
 

Maître Courtois considère que "la remise en liberté n'est pas à l'ordre du jour, elle ne se justifie pas. On n'a pas d'emploi stable. On a logement très éloigné de Lorient, sans garanties. On a besoin de l'auditionner. Si on doit la faire venir de plusieurs centaines de kilomètres à chaque fois, ce ne sera pas possible."

L'avocat insiste sur le fait qu'une confrontation entre le conducteur et sa passagère sera nécessaire pour éclaircir les circonstances de l'accident et leur fuite. Il estime également qu'une reconstitution doit avoir lieu. 
 

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