Lorient : un comité d’accueil fourni et chaleureux pour le retour du Biche

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Le thonier dundee de Groix a quitté lorient en novembre dernier direction les Antilles. Après 6 mois de voyage il est revenu ce samedi à son port d’attache où l’attendaient familles, amis et curieux

Les binious et bombardes sonnent dans le port de plaisance de Lorient. Sur les quais, aux côtés des musiciens, se sont massés les amis du Biche , les familles des équipiers et de simples curieux.

Cela fait 6 mois que le Biche était parti pour un périple transatlantique. Une première pour le dernier dundee thonier de Groix. Najet, membre de l’association en a les larmes aux yeux : « ils ont tous en pleine forme. Le bateau n‘a pas eu d’avarie.  Ils ont réussi à le faire. On a fait l’aller retour ! c’est un exploit pour un vieux gréement comme celui-ci » .

Une aventure sportive et humaine

Le voyage retour a duré près de 48 jours pendant lesquels l’équipage, composé de 6 stagiaires et de trois équipiers professionnels, a appris à se connaître. Venus des 4 coins de France et même d’Allemagne ces marins amateurs de tous les âges ont partagé des moments uniques que Catherine, 62 ans, n’est pas prête d’oublier.

« C’était quelque chose d’exceptionnel, une aventure humaine et sportive. J’ai appris plein de choses sur la mer, la géographie, les étoiles la faune. J’ai beaucoup aimé .» Au point qu’aujourd’hui la jeune retraitée redoute le retour à la maison « Le retour chez soi, c’est retrouver toute sa vie, alors qu’on l’avait mis entre parenthèse pendant un mois et demi. On était dans notre petite bulle à neuf. Là ça va être brutal ! ».

Dans le sillage du Saint-Paul  

Après des années à naviguer le long de la côte bretonne et dans le golfe de Gascogne, les amis du Biche restaient assoiffés d’aventures. Avec le Saint-Paul,  le premier thonier à voiles de Groix à avoir réalisé ce périple, ils ont trouvé un nouveau défi à relever.

"Le Saint-Paul a été le premier à ouvrir la voie aux Antilles pour la pêche à la langouste. Il est parti en 1924, pour l’hiver 1924/1925. Il était revenu avec de la langouste en 1925 à Groix, expliquait Jean Ménard, capitaine du Biche, au moment du départOn va retracer son histoire."  

Voilà le nouveau cap fixé par les Lorientais et Groisillons. Une aventure qu’ils ont partagé avec les enfants des deux continents et avec tous les amis du Biche à travers un blog.

   

Désormais le Biche va prendre un peu de repos et se refaire une santé, avant d' s’embarquer de nouveaux passagers dès le mois prochain.