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Lorient. Visite Guidée du sous-marin “La Flore”, un des derniers de type Daphné

Visite du sous-marin "la FLore" / © SI
Visite du sous-marin "la FLore" / © SI

Ce sont trois militaires maintenant à la retraite qui nous font visiter le sous-marin Flore, il aura fallu 15 années de combat et de procédures aux personnes de l’association pour pouvoir conserver ce bâtiment d’acier qui repose maintenant sur le terre plein de la base sous-marine.
 

Par Stéphane Izad avec BT

Son histoire commence à Cherbourg, le 21 décembre 1960.
 

Le sous-marin La Flore de type daphné est mis à l’eau en 1961 puis il est admis au service actif en 1964.

25 années de bons et loyaux services, principalement en méditerranée, pour ce petit sous-marin qui emmenait avec lui 60 hommes d’équipage et pouvait rester 45 jours sous l’eau. Il est retiré du service actif en 89 et reste au port de Lorient où il est ventilé pour sa conservation.

Depuis 95, une association d’anciens sous mariniers est à son chevet pour entretenir ce bâtiment qui est devenu un musée en 2010.
 

La bannette chaude

Patrick Jobic, Michel Scarpellini et Michel Le Rheun ont passés de nombreuses heures en plongée, à se relayer sur les couchettes.
Ce qu’on appelle le principe de « la bannette chaude » puisqu’elle n’a pas le temps de refroidir entre les deux repos des marins.

Ici c’était le poste du torpilleur, le sous-marin était doté de différents types de torpille, 12 au total, 8 à l’avant et 4  à l’arrière.
D’exercice ou de combat, le sous-marin n’a jamais mené d’action de combat au sens stricte du terme, mais au cours des exercices, il pouvait se trouver aux contacts des bâtiments russes, ce qui au temps de la guerre froide pouvait engendrer pas mal de stress à bord.
 
Tubes lance torpille / © SI
Tubes lance torpille / © SI


Une seule coursive dans le bâtiment et vous passez successivement dans la salle des torpilles qui servait également de dortoir, la cambuse, le carré, le centre opérationnel, le poste de pilotage, la partie technique et l’arrivée, l’arrière où il y avait d’autres couchettes.

Pas moins de trois marins étaient nécessaire pour diriger la masse de 800 tonnes du sous-marin sous l’eau. Une énorme masse d’acier qui freine comme une savonnette et nécessite une judicieux dosage de la flottaison, ou plutôt de l’immersion !
 

La mémoire du sous-marin "La flore"

C’est l’association du musée de l’escadrille de sous-marins de l’atlantique qui entretien l’intérieur du bâtiment. Elle est composée d’anciens sous mariniers qui tiennent à garder cette mémoire sous-marine pour les générations futures.
Une visite qui s’agrémente souvent d’anecdotes et de tradition, comme celle pour le novice de boire un bol d’eau de mer la première fois qu’il passe la barre des 300 m en immersion.
 
Reportage : la visite du Flore à Lorient
Visite Guidée de « La Flore », un des derniers sous-marin de type daphné par son ancien équipage Reportage par Stéphane Izad et Philippe Beaugey

La visite s’accompagne d’une muséographie dans une des alvéoles de la base de sous-marin de Lorient qui à l’époque de sa construction, abritait les tristement célèbres U-boat allemands, qu’on appelait les loups gris.
 
Il aura fallu 15 années de combat et de procédures aux personnes de l’association du musée de l’escadrille de sous-marins de l’atlantique pour pouvoir conserver ce bâtiment d’acier. / © SI
Il aura fallu 15 années de combat et de procédures aux personnes de l’association du musée de l’escadrille de sous-marins de l’atlantique pour pouvoir conserver ce bâtiment d’acier. / © SI


 

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