Recensement des goélands : les Lorientais invités à signaler la présence des nids

Lorient lance un nouveau recensement des goélands nicheurs. L'étude a été confiée à l'association "Bretagne Vivante" mais les habitants sont également invités à y participer. Ces derniers peuvent signaler la présence des nids, via un formulaire en ligne.
Un goéland observé à Lorient, rue de la Perrière et qui a installé son nid sur le trottoir, contre une barrière de chantier
Un goéland observé à Lorient, rue de la Perrière et qui a installé son nid sur le trottoir, contre une barrière de chantier © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Une nouvelle étude de recensement des goélands a lieu à Lorient. L'objectif ? Dresser un état des lieux de la situation concernant la taille de la population nicheuse, la distribution géographique et les éventuelles gênes occasionnées par la présence du volatile. Sur le territoire, quatre espèces peuvent être observées : le goéland argenté, le goéland brun, le goéland marin et plus rarement le goéland leucophée.

L'étude sera menée sous l'égide de l'association "Bretagne Vivante" et les habitants de la ville peuvent y prendre part. Leur mission consiste notamment à signaler la présence des nids, grâce à un formulaire en ligne. Celui-ci se compose de plusieurs étapes, pensez bien à cliquer sur "page suivante". Il est recommandé, en cas de nidification, de veiller à la quiétude des animaux, en gardant ses distance. 


Comment reconnaître un nid de goéland ?


Le goéland niche, de préférence en hauteur sur des falaises littorales, îlots ou toits de bâtiments pour se protéger des prédateurs, plus rarement à même le sol. Lorsqu'il a choisi un emplacement et qu'il n'en est pas délogé, il lui reste généralement fidèle. Pour le goéland argenté, le nid représente un amas plus ou moins important d'herbes, de branchettes, d'algues, de mousse (ainsi que d'autres végétaux) et de débris divers pris aux alentours, et entassés sommairement dans un creux. A noter que dans ces débris, "on retrouve de plus en plus de déchets d'origine anthropique comme des restes de filets, morceaux de plastiques", explique Lucie Abolivier, chargée de mission à Bretagne Vivante. 
 

Une espèce protégée, pas toujours appréciée


Le goéland est un oiseau protégé rappelle Lorient Agglomération. "La destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la destruction, la mutilation, la capture et la naturalisation des spécimens sont interdits. En application du règlement sanitaire départemental, il est interdit de nourrir tout animal sauvage." 

La cohabitation avec l'homme n'est pas toujours évidente. "Le cri du goéland" diffusé dans l'émission Littoral revient sur cette relation où goélands et humains se volent dans les plumes.


 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
animaux nature environnement