Le roman "Qui a tué Essabâr ?" d'Imane Robelin couronné par les Lorientales 2020

Le prix littéraire "Les Lorientales", qui fête cette année son dixième anniversaire, a été attribué ce 24 octobre à l'écrivaine franco-marocaine Imane Robelin pour "Qui a tué Essabâr ?"

© Les Lorientales
"Le prix a encore plus de sens cette année, dans le contexte actuel", souligne Omar Taleb, président-fondateur des Lorientales.
Né dans une famille d'ouvriers algériens, arrivé en France à l'âge de deux ans et grandi en banlieue parisienne, Omar Taleb a fait l'essentiel de sa carrière de médecin spécialisé en chirurgie ORL à l'hôpital de Lorient. Il a créé l'association les Lorientales il y a dix ans pour rapprocher et développer les échanges culturel entre Lorient, ville dont la naissance dans la deuxième moitié du XVIIe siècle est étroitement liée à la Compagnie des Indes orientales fondée par Colbert, et l'Orient.

Publié aux éditions Henry dans la collection La vie comme elle va, "Qui a tué Essabâr ?" est un polar social, pittoresque, drôle et tendre. L'écrivaine franco-marocaine vivant à Londres Imane Robelin, y raconte comment dans le quartier de Hay El Hassani, à Casablanca, après la mort d'un vieux gardien d'immeuble, Essabâr, lors du mariage d'un médecin, un commissaire soupçonne un empoisonnement et commence à interroger le docteur Issam ainsi que la cuisinière cherchant à établir les liens existant entre les habitants.

"C'est un bouquin succulent, un mini-polar qui propose toute une fresque de Casablanca, avec toutes ses descriptions sur la fabrication de gâteaux, le commissaire, le concierge", raconte Omar Taleb.
 
Habituellement décerné au printemps mais remis pour cause de Covid, le prix littéraire des Lorientales est consacré à la littérature méditerranéenne et proche-orientale.
Le jury était présidé cette année par Jean-Luc Coatalem, journaliste et écrivain-voyageur, connu pour son oeuvre particulièrement ouverte sur le monde et distingué par de nombreux prix.

Cinq livres finalistes avaient été retenus pour cette édition 2020. "Je ne reverrai plus le monde" (Actes Sud), d'Ahmet Altan, journaliste et écrivain turc actuellement emprisonné, "Egypte 51 (Editions Elyzad) de l'égypto-libanaise Yasmine Khlat, "Notre ailleurs" (Actes Sud) de la germano-saoudienne Rasha Khayat, "Ougarit" (éditions Inculte) du franco-libanais Camille Ammoun, et "Qui a tué Essabâr?" (Editions Henry) d'Imane Robelin.
 
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