Quand Facebook censure les calvaires de Crac'h

Facebook n'aurait pas l'âme celte ! En tout cas, le réseau social ne goûte pas les calvaires bretons. Onze photos de croix ont été supprimées du site Facebook de la mairie de Crac'h dans le Morbihan. Avec pour seule explication, "Ne répond pas à la déontologie de Facebook".   

On se demande ce que Facebook a pu voir de diabolique dans le calvaire Saint-Aubin. Ce qui est certain, c'est que les algorithmes du réseau social n'ont pas apprécié cette sculpture sirtuée dans la campagne morbihanaise. Sitôt partagée, la photo a été supprimée avec comme simple avertissement : "Ne répond pas à la déontologie de Facebook".


Tous les posts de calvaires supprimés

Delphine Plumer du service communication de Crac'h n'en revient toujours pas ! Tous les mardis, elle poste sur la page Facebook de la commune des photos du patrimoine. Le 23 mars, elle avait entamé une série sur les calvaires. Tout se passait bien jusqu'au 11 mai dernier. Ce jour-là, la publication concerne une oeuvre de 1994, le calvaire Saint-Aubin.

"Quand une élue a partagé ce post Facebook, toutes les publications sur les calvaires ont disparu. Huit au total ! Et les trois autres publications de calvaire programmées ont été supprimées automatiquement", raconte Delphine Plumer.

Vous ne trouverez donc aucune trace de calvaires sur le site Facebook de la mairie de Crac'h. En mars, Facebook avait toléré cette photo de moulin de mer que nous partageons donc avec vous. L'une des dernières publications avant l'incident des calvaires. 

Face à ce géant d'internet, la commune morbihannaise se sent bien entendu démunie. Delphine Plumer, elle, est déçue : "Je trouve dommage que notre travail soit mis à mal comme ça. En plus les gens sont en attente."

Ce mardi 25 mai, une nouvelle série sur les fontaines a été lancée avec ce post : 

Quant à nous, on ne peut s'empêcher de partager avec vous les photos censurées. En voici donc quelques unes. 

 

 

On est têtus comme des Bretons ! N'en déplaise à Facebook ! Et si quelqu'un trouve la raison de l'irritation du réseau social, n'hésitez pas à nous en faire part sur notre page Facebook ou celle de la mairie de Crac'h.

 

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