"C'était inespéré", première grande régate Handivalide au SPI Ouest France 2024

Une zone de course pour les régates Handivalide a été créée au Spi Ouest France 2024. Une première qui était "très attendue". L'occasion pour François James et son fils de faire leur toute première régate ensemble.

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"Quand j'ai appris qu'il allait y avoir un rond Handivalide ouvert au Spi Ouest France, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion." Sébastien et son père ont souvent navigué ensemble, mais jamais participé à une régate. Cette 46ᵉ édition de la Spi Ouest France, leur en a donné l'occasion ce week-end de Pâques 2024 en créant une zone de course pour les régates Handivalide, ouvertes aux séries MiniJ, Hansa et Neo 495.

"Ça me fait plaisir de participer et de partager un moment avec mon papa," développe Sébastien. Son père, François James, est un marin aguerri. Il a remporté l’année dernière en Pologne la médaille de bronze aux championnats du monde de voile des sourds. "Je fais de la voile depuis tout petit", nous explique-t-il en langage des signes avec son fils qui traduit. Ce sont ses parents qui l'ont initié.

"La communication avec les entendants n'est pas toujours évidente"

"J'ai toujours fait de la voile, mais j'ai toujours cherché à en faire avec des sourds. Car la communication avec les entendants n'est pas toujours évidente et notamment sur les bateaux. Avec le temps, j'ai réussi à développer un réseau de sourds." Il est heureux de participer au Spi Ouest France avec son fils même s'il regrette l'étroitesse du Hansa sur lequel il navigue. "Je suis trop grand !"

Cette régate Handivalide est un vrai progrès pour lui. "Oui, ça a bien bougé par rapport à quelques années en arrière. Ça permet aux personnes de participer à cette grande course. Ça va dans le bon sens."

Une régate "inespérée"

"Ce rond Handivalide était très attendu chez nos coureurs, explique Paul Adrien, chargé de mission Handivalide pour la Fédération Française de Voile. Et même temps, il était inespéré ! Je ne pense pas que les coureurs l’aient vu venir. Mais maintenant que la course est là, ils sont ravis." C’est le fruit de plusieurs années de travail entre le port de la Trinité, la Fédération et la société nautique.

"Chaque année, on se disait : Tiens, on pourrait faire régater des gens, ça serait super, se souvient Paul Adrien. Les précédentes années, on a fait des animations et des baptêmes de voile et là, on passe un cap."

La mise en place de cette régate leur a demandé presque trois ans. "La Trinité a fait appel à la fédération pour notre expertise. Pour choisir les bateaux, trouver les bénévoles compétents." Ils ont demandé de l’aide aux centres nautiques du Croisty, de Lorient et de Brest. "Trois clubs exemples qui pratiquent toute l’année."

Il y avait 21 bateaux à naviguer pour cette première édition. "L'année prochaine, avec le bouche-à-oreille, on aura 30-40 bateaux."

Une trentaine de baptêmes

Une trentaine de personnes porteuses de handicap (physique, psychique ou sensoriel), âgées de 5 à 55 ans, ont également pu bénéficier d’un baptême de handivoile, ce week-end.

Pendant 4 jours, plus de 2000 compétiteurs participent à la plus grande régate de France, rendez-vous incontournable pour les amateurs de voile.