L'équipe de France de parachutisme s'entraîne entre ciel et terre à Vannes avant le Championnat du monde

L'équipe de France de parachutisme s'entraîne ce mois-ci à l'école de Vannes en vue du prochain championnat du monde, en Russie, en août. Le trio témoigne avec le sourire et humilité de leur passion, sous le regard attentif de leur entraîneur, Sébastien Chambet, lui-même champion du monde. 

Les "Skynonymous", Clément Passemier, Florian Grielle et Cyrill Padieu représentent la France au prochain Championnat du monde de parachutisme.
Les "Skynonymous", Clément Passemier, Florian Grielle et Cyrill Padieu représentent la France au prochain Championnat du monde de parachutisme. © Sébastien Chambet

Ils volent dans les airs, tout en enchainant des figures acrobatiques, à plus de 250 km/h. Clément Passemier, Florian Grielle et Cyrill Padieu font parti de l’équipe de France de parachutisme. Les trois athlètes se préparent actuellement au Championnat du monde, qui se déroulera à Tanay, en Russie, du 10 au 20 août prochain.

Pour les répétitions, les parachutistes côtoient plusieurs centres en France, dont celui de Vannes, réputé pour ses infrastructures. Classé pôle d’excellence, l’établissement morbihannais est l’un des meilleurs de France. Et la vue sur le golfe du Morbihan n’est pas pour déplaire aux sportifs...   

L'équipe de France de parachutisme survole le Golfe du Morbihan, à plus de 4 000 mètres de hauteur et à une vitesse de 250 km/h.
L'équipe de France de parachutisme survole le Golfe du Morbihan, à plus de 4 000 mètres de hauteur et à une vitesse de 250 km/h. © Sébastien Chambet / Ecole de Parachutisme Sportif de Vannes Bretagne

Dans un mois et demi, le trio sera évalué par un jury international, en Russie. « Nous avons moins de 45 secondes pour réaliser notre saut, alors le moindre petit détail compte », explique Cyrill Padieu. L’équipe se compose de deux parachutistes-acrobatiques et d’un parachutiste vidéaste.

« On oublie souvent le cameraman car il est dans l’ombre, remarque Florian Grielle, le vidéaste de l’équipe de France. J’ai un double rôle : rapporter les images et instaurer un tempo dans le saut car pour mes co-équipiers, c’est plus difficile. » « Je suis une sorte de chef d’orchestre. »

Un sport de maturité 

L’épreuve dure moins d’une minute mais cela nécessite des années d’entraînement, et de persévérance. Les trois parachutistes ont fait leur premier saut il y a dix ans. Ils avaient alors la vingtaine. « Le parachutisme est un sport de maturité, considère Sébastien Chambet, entraîneur de l’équipe de France, lui-même double champion du monde de parachutisme. L’âge légal c’est 15 ans alors la plupart commence plus tard, quand ils sont majeurs ».

Quinze minutes de vol sont nécessaire pour atteindre les 4 000 mètres de hauteur dans le ciel. L'école de parachutisme de Vannes va prochainement recevoir un nouvel avion, encore plus performant.
Quinze minutes de vol sont nécessaire pour atteindre les 4 000 mètres de hauteur dans le ciel. L'école de parachutisme de Vannes va prochainement recevoir un nouvel avion, encore plus performant. © Laura Roudaut / France Télévisions

A la question,"comment contrôler son corps dans les airs, à une telle vitesse?", Florian Grielle répond que "grâce au vent, l'air permet de nous déplacer, un peu comme si on nageait".

Arrivés à un tel niveau, les trois sportifs n'ont plus peur de sauter dans le vide. "Aucun acident n'est possible, pas avec le matériel. Les seules erreurs possibles seraient humaines". Au cours de leur stage à Vannes, les parachutistes s'élanceront dans les airs une dizaine de fois par jour.

Dès la sortie de l'avion, il faut aussitôt nous caler sur ce que nous devons faire, et le faire le plus proprement possible dans un temps restreint

Clément Passemier, parachutiste de l'équipe de France

A cela, il faut ajouter le temps de navette entre l'école et l'aérodrome, les quinze minutes d'avion pour atteindre 4 000 mètres de hauteur, le tout pour une minute de saut. Mais cela vaut le coup : chaque occasion de plonger dans le vide permet de s'améliorer dans l'enchainement des figures. 

Selon Sébastien Chambet, "ce trio a toutes ses chances de gagner". "En France, les moyens sont mis pour les athlètes de haut niveau, avec l'amménagement des horaires de travail, mais aussi d'un point de vue financier. Plusieurs sauts sont payés par l'Etat, via la Fédération française de parachutisme." 

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