Un rassemblement régional de la CGT a eu lieu ce jeudi 16 novembre devant le Tribunal de Vannes, alors que le responsable de l’union locale CGT de Vannes comparaissait en correctionnelle après sa participation aux manifestations du 13 avril dernier contre la réforme des retraites. La CGT dénonce la pression de la police et de la justice exercée sur l’action syndicale.

Ils étaient 150 à 200 syndicalistes de la CGT réunis cet après-midi devant le Tribunal de Vannes alors que le responsable de l’union locale CGT de Vannes comparaissait en correctionnelle, après sa participation aux manifestations du 13 avril dernier contre la réforme des retraites. Plusieurs syndicalistes avaient été placés en garde à vue à Vannes.

"C'est une des premières fois qu'on a une mise en garde à vue, et d'une durée de 24 heures, d'un secrétaire général d'union locale pour un fait de grève et sans motif valable à nos yeux" dénonce Stéphane Le Roux, secrétaire général de l'Union départementale CGT du Morbihan, a souhaité réagir : 

Le secrétaire général de l'union locale CGT de Vannes, c'est le fer de lance dans l'organisation des manifestations sur Vannes. 14.000 personnes, ça ne s'était jamais vu ici dans une manifestation, donc pour moi, on veut faire un exemple en le sanctionnant.

Stéphane Le Roux

secrétaire général de l'Union départementale CGT du Morbihan.

Selon le syndicaliste, "la répression s'est renforcée depuis la réforme des retraites. Aujourd'hui, on parle de plus d'un millier de militants de la CGT qui sont embêtés soit par les forces de l'ordre, soit dans les entreprises après avoir mené une lutte exemplaire pendant plus de six mois contre cette réforme injuste des retraites". 

Qu'est-il exactement reproché au militant syndical qui comparaît aujourd'hui ? "Le secrétaire général de l'union locale CGT de Vannes, c'est le fer de lance dans l'organisation des manifestations sur Vannes. 14.000 personnes, ça ne s'était jamais vu ici dans une manifestation, donc pour moi, on veut faire un exemple en le sanctionnant". 

"C'est la CGT qui est visée"

Il n'y avait pas d'interdiction de manifester le 13 avril dernier. Tout avait été déclaré en temps et en heure. Alors Stéphane Le Roux pose la question : "Pourquoi nous empêcher de manifester et de nous exprimer librement dans cette démocratie, à moins que le gouvernement et le patronat aient peur de la réaction des salariés ?"

Juridiquement, qu'est-il reproché au secrétaire général de l'union locale de Vannes ? 

"On lui reproche visiblement d'avoir voulu porter atteinte à un bien public et puis, de s'être dispersé après les sommations. C'est une instrumentalisation pour pouvoir incriminer un des premiers responsables de la CGT et je continue à réaffirmer qu'aujourd'hui c'est la CGT qui est visée. Chez nous, les décisions sont prises collectivement", conclut Stéphane Le Roux.

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