WEB-SÉRIE - « Changement de cap » : rencontres avec les reconvertis du Covid à Belle-Île-en-Mer

Changer de vie, 78 % des Français l’envisagent. La crise du Covid a poussé Romain, Mélanie, Almain, Guillaume et Marine à sauter le pas. Qu’ils aient voulu changer de travail ou de cadre de vie, tous ont mis le cap sur Belle-Île-en-Mer. Suivez leurs débuts dans cette nouvelle vie.

Avec le Covid, Guillaume, Mélanie, Almain, Marine et Romain ont franchi le cap de la reconversion, à Belle-Île-en-mer.
Avec le Covid, Guillaume, Mélanie, Almain, Marine et Romain ont franchi le cap de la reconversion, à Belle-Île-en-mer. © Etudiants Sciences Po Rennes

C’est une destination de vacances qui en fait rêver plus d’un. Si Belle-Île attire les foules tous les étés, plus rares sont ceux qui s’y installent définitivement. L’île aux 5 200 habitants a cependant accueilli de nouveaux arrivants depuis le début de la crise sanitaire. Ils sont parfois appelés les « reconvertis du Covid ». Pour eux, qui avaient déjà des envies de changement avant la crise, le Covid a été l’élément déclencheur. 


Désir d’indépendance, de quitter la région parisienne, d’exercer un métier en accord avec leurs valeurs... Romain, Mélanie, Almain, Guillaume et Marine ne se sont pas lancés dans le processus de la reconversion pour les mêmes raisons. En couple, seuls, ou en famille, ils ont chacun leurs propres motivations. Mais que se cache-t-il derrière la carte postale de Belle-Île-en-Mer ? Comment franchir le pas de la reconversion alors que l’on a une situation stable ? Quelles sont les envies, doutes, craintes et aspirations de ces nouveaux insulaires ? 

Cet article fait partie de “Travail masqué”, une enquête des étudiants en journalisme de Sciences Po Rennes.
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Nous sommes partis les rencontrer chez eux. Durant plusieurs jours, nous avons embarqué dans leurs nouvelles vies professionnelles et personnelles.


Épisode 1 : « Romain, d’un camion à l’autre »

Pompier professionnel pendant dix-sept ans, Romain vient de quitter ce qu’il appelle « son métier passion ». Originaire d’Argenteuil, il pensait l’exercer jusqu’à la retraite. Le climat ambiant de la région parisienne, un accident, les attentats, et enfin le Covid, ont bouleversé ses plans. En janvier 2021, il a quitté sa vie bien installée et a débarqué à Belle-Île avec sa femme et ses deux filles de douze et trois ans. Un mois de formation plus tard, il est devenu chauffeur poids-lourd pour une entreprise de transport de l’île. Vivre d’abord pour lui et non pour son métier, c’est ce que Romain souhaite désormais. 
 


Épisode 2 : « Mélanie et Almain, deux Spar pour un nouveau départ »

Mélanie et Almain ont la fibre entrepreneuriale. L’envie de quitter la région parisienne, pour se rapprocher de leur famille dans le Morbihan, les a poussés à relever un nouveau défi : reprendre les deux supérettes Spar de Belle-île. Après avoir été respectivement conseillère bancaire et responsable d’exploitation chez Safran Aircraft Engines, ils souhaitent exercer un métier avec plus de proximité et de contact humain. Mais reprendre une entreprise en temps de crise sanitaire n’est pas de tout repos. 
 


Épisode 3 : « Guillaume, l’indépendance à tout prix »

Diplômé d’une école d’ingénieur, Guillaume a démarré sa carrière professionnelle à la communauté de communes de l’île en 2017. Natif de la banlieue parisienne, cet amoureux de Belle-Île ne voulait pas de la routine métro boulot dodo. Lassé par les contraintes du salariat et après avoir goûté au télétravail pendant le confinement, il a décidé de se lancer en tant que maître d’œuvre à son compte. Ses aspirations ? Pouvoir organiser son temps de travail comme il le souhaite et alterner entre une vie sur l’île et une autre sur le continent. 
 


Épisode 4 : « Marine, quatre mariages pour une reconversion »

Après une expatriation de trois ans aux États-Unis, Marine a eu besoin d’un nouveau souffle. Alors que son mari, ouvrier dans l’agroalimentaire, s’est reconverti en tant que couvreur, elle a suivi une formation de décoratrice de mariage pendant le confinement. Le couple et leurs trois petites filles ont posé leurs valises à Belle-Île dès mai 2020. Puisque son activité avait du mal à démarrer suite à la crise sanitaire, Marine a dû repenser son projet. Après de nombreux doutes et frustrations, elle se lance un nouveau défi : ouvrir son commerce de fleurs sur l’île. 
 

 

“Travail masqué” est une enquête réalisée par dix étudiants en master de journalisme à Sciences Po Rennes. Pendant trois mois, des Bretons leur ont raconté leurs vies professionnelles chamboulées par le Covid. Le portrait d’un monde du travail en pleine évolution, à découvrir sur le site de France 3 Bretagne

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