Ouverture des plages et navigation de plaisance : quand et comment ?

Pour les plages, la balle est maintenant dans le camp des maires du littoral. Ils devront déposer un dossier en préfecture, qui instruira au cas par cas, comme pour les marchés de plein air. Pour les plaisanciers, ils peuvent sortir des ports dès lundi, mais pas au delà des 100km.

Bientôt la mer...
Bientôt la mer... © B. Van Wassenhove / France Télévisions
Les derniers cent mètres avant la plage se précisent peu à peu. Lors d'une conférence de presse, ce vendredi 8 mai, la préfète de la région Bretagne, Michèle Kirry, a levé le voile sur les conditions d'accès au littoral et sur la navigation de plaisance à partir du 11 mai.  
 

Quel cadre légal ?


Mais d'abord, un peu de droit. "Nous attendons encore un décret, explique la préfète de région, et pour cela, la loi d'urgence sanitaire doit être prorogée jusqu'au 24 juillet, un vote espéré pour ce weekend. Ce n'est qu'ensuite qu'un décret autorisera les préfets à déroger à l'interdiction d'accéder aux plages et sentiers côtiers".
 

[Dès le 11 mai], préfets et maires envisageront ensemble les dérogations possibles, pour concilier les deux enjeux de la reprise des activités et de la nécessaire sécurité sanitaire. Tant que ces discussions n’auront pas abouti, les plages et espaces littoraux demeurent fermés - communiqué de la préfecture d'Ille-et-Vilaine.


Car les plages restent bien interdites d'accès. La balle est maintenant dans le camp des maires, qui peuvent, s'ils le désirent, déposer un dossier de dérogation pour la, ou les plages de leur commune. "Nous nous apprêtons à travailler étroitement avec les maires, selon un cahier des charges qui reste encore à préciser" a déclaré la préfète de région.
 

Quel cahier des charges ?


On en saura plus ce weekend, quand le décret d'application sera publié. Pour l'heure, on en est à une approche pragmatique. Pour chaque dossier présenté par les maires, nous regarderons s'il y a un sens d'entrée, et un sens de sortie de la plage, des rubalises qui condamnent tel accès à des jeux, pour éviter des regroupements, combien de plages concernées, une ou plusieurs...
 

Nous nous demanderons par exemple si  la municipalité dispose d'une police municipale, même si ce point n'est pas du tout obligatoire pour obtenir une dérogation. Nous étudierons chaque dossier au cas par cas, le maître-mot c'est la concertation et la responsabilisation de chacun. - Michèle Kirry, préfète de la région Bretagne


La responsabilisation de chacun qui sera le maître-mot de cette vision-conférence. Au point même qu'aucune sanction ou amende n'est a priori prévue, du moins pour l'instant, dans le cas de non respect des règles de distanciation sur la plage. 
 

Quels délais ?


Avec 500 plages en Bretagne, nous risquons potentiellement de recevoir 500 demandes... On va peut-être avoir du mal à satisfaire tout le monde dès le 11 mai, plaisante-t-elle. Cependant, la préfète assure que ses services peuvent aller très vite, on peut donc s'attendre à des dérogations dès le milieu de la semaine.

"Cest une question qui dépend des maires en fait. Ils doivent monter un dossier, nous le transmettre, puis nous l'instruisons." Comprendre: aux maires maintenant de se lancer dans la constitution de leur dossier. D'aucuns en Bretagne, on le sait, sont déjà dans les starting blocks.
 

Quelles activités ?


Etonnamment, pour l'instant pas de concept "à l'australienne", ou de "plage dynamique". A priori, il parait possible d'aller nager, de faire du surf (si telle ou telle plage de surf est ouverte), ou de planter parasol et serviette, "dans les règles de distanciation".

Le décret attendu devrait préciser les choses, mais là encore, pour l'heure on semble s'en remettre aux responsabilités et au civisme de chacun. Comme si on avait entendu ça et là le reproche insistant de trop "infantiliser" les Français. Dont acte.
 

La plage, les sentiers, la mer...


Des accès dérogatoire aux plages et sentiers côtiers d'un côté, et un accès (presque) illimité à la mer de l'autre. "Les ports n'ont jamais été fermés, précise la préfète de région, seuls les déplacements de bateaux étaient interdits". Le 11 mai ça ne l'est plus.
 

Dès lundi 11 mai, tout propriétaire de bateau pourra sortir en mer, sans aucune justification. Quelques règles seulement : embarquer moins de 10 passagers, entre lesquels les règles de distanciation sociales devront être respectées, et ne pas naviguer au-delà d'une limite de 100 kilomètres... 

De quoi quand même réjouir les plaisanciers, qui pourront enfin faire des ronds dans l'eau.  

 
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