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Photographe de concert, bonjour la galère

Télérama met l'accent sur un phénomène de plus en plus récurrent dans les festivals : le contrôle de l'image par les agents d'artistes, dénoncé par les photographes professionnels. Un article dans lequel le festival des Vieilles Charrues est plusieurs fois cité.
En 2008, les photographes présents aux Vieilles Charrues posent leur appareil après qu'Etienne Daho ait imposé son photographe officiel comme unique témoin de son concert
En 2008, les photographes présents aux Vieilles Charrues posent leur appareil après qu'Etienne Daho ait imposé son photographe officiel comme unique témoin de son concert © PHOTOPQR/OUEST FRANCE
Scène quotidienne de la vie d’un festival : dans la salle de presse, les photographes viennent consulter le tableau des accès en fosse, un accès barrière entre le public et la scène. Une fosse qui est restée vide durant le concert de Tom Jones lors des dernières Vieilles Charrues. Le  prétexte, raconte l’article de Télérama, est «  qu'ils n'avaient pas renvoyé les contrats 48 heures avant le début du concert. Le hic, c'est qu'eux ne les avaient eus en main que... deux heures avant. ».

video Tom Jones Vieilles Charrues


Des contrats « draconiens » qui reflètent la mainmise des agents d’artistes sur leur image. Le profil gauche de Daho aux Vieilles Charrues en 2008 (déjà), l’unique image photoshopée de Lady distribuée à Montreux, celles du boîtier officiel du Paléo festival pour le concert de Jonnhy Halliday.

L’article de Télérama cite plusieurs fois les Vieilles Charrues. Non pas que « le plus grand festival de France » abuse particulièrement en la matière, puisqu’à la lecture de l’article ils sont tous au diapason, mais peut-être parce que c’est en Bretagne que les irréductibles photographes ont réagit, à l’instar cette semaine du syndicat suisse des journalistes Impressum .

Ainsi le journaliste indépendant Sylvain Ernault, qui avait déjà écrit une tribune à ce sujet l’année passée après avoir été molesté par le service d’ordre. Ou cette « hypocrisie » dénoncée par le journal Ouest-France lors du dernier festival Art Rock à Saint-Brieuc.

Dernière tendance citée par l’enquête de Telerama, le refus des photographes d’agence. Fred Tanneau, de l’AFP à Rennes, estime que « les conditions se sont dégradées ». « Vu l'allure à laquelle les restrictions s'accumulent, on va bientôt nous demander d'effacer les rides et les imperfections avant publication » estime celui qui a couvert 17 fois les Vieilles Charrues.

A l’étonnement d’un photographe free-lance, durant la conférence de presse de Dominique A, de ne pas être sur la liste, la manageuse répondait devant l’artiste médusé, qu’elle « limitait les photographes en fosse, pour assurer leur propre sécurité » !

Nous voici rassurés.

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