Rennes : 54 propositions pour accompagner le déploiement de la 5G

Comment déployer « au mieux » la 5G, à Rennes ? La ville a mandaté 50 citoyens pour plancher sur ce sujet pendant plusieurs mois. Cette mission 5G vient de rendre son rapport. Sans pouvoir changer les plans des opérateurs télécoms.

© Photo PQR/La Montagne/MaxPPP

Ils sont quarante citoyens, élus et non élus, à composer la mission 5G. Ils ont écouté une vingtaine d’experts durant 40 heures de réunions. Fruit de leurs réflexions, un rapport comportant 54 propositions relatives au déploiement de la 5G, à Rennes.

Rapport mission 5G Rennes

Pour couper court à tout suspens : la 5G va bien être déployée, selon un calendrier et des modalités largement choisis par les opérateurs.

C’était, dès le départ, la limite de cette mission 5G. En matière de télécoms, c’est l’Etat qui décide, pas les collectivités locales.

Une liste de 54 "propositions"

A défaut de pouvoir imposer quoi que ce soit, les citoyens ont fait des « propositions » pour limiter l’impact environnemental de la technologie.

Comme mutualiser les installations des opérateurs pour éviter une multiplication des antennes sur les toits, d’installer d’abord la 5G dans des zones où elle est nécessaire, là où le réseau 4G est déjà saturé… bref, d’adoucir à la marge la marche des opérateurs.

« De gros efforts financiers étaient déjà engagés par les opérateurs avant les travaux de notre mission 5G. Beaucoup de choses ont déjà été réalisées sans nous demander notre avis. Sur le volet environnement, on n’a pas eu beaucoup d’échanges avec les opérateurs », concède Maryna Marionneau, citoyenne participant à la mission 5G.

Les opérateurs nous ont surtout dit qu’ils ont investi beaucoup d’argent, des milliards, dans cette technologie. Ce qu’ils veulent, c’est un retour sur leur investissement. On n’a pas beaucoup discuté des impacts sur le climat.

Philippe Boudes, conseiller municipal délégué à la prospective et à la transformation écologique à la ville de Rennes.

Mais Pierre Jannin, le conseiller municipal délégué au numérique et « pilote » de cette mission 5G, veut y croire : « Les opérateurs ont suspendu leur déploiement de la 5G, par respect pour nos travaux.

Maintenant, ils peuvent déployer quand ils veulent. Mais on a quand même leur engagement à travailler à la rédaction d’une nouvelle charte de la téléphonie mobile, à Rennes ».

L’impact des comportements individuels

Sans pouvoir sur les opérateurs, la mission 5G a donc choisi d’alerter, d’informer le citoyen pour modifier les comportements.

On souhaite organiser des campagnes de prévention pour inciter les gens à la sobriété numérique.

Anthony Perron, citoyen participant à cette mission 5G

« La métropole doit aussi repenser son usage du numérique pour devenir exemplaire en matière de sobriété. On peut aussi favoriser l’accès à un wifi public dans la ville pour éviter de se connecter systématiquement aux bornes 5G », ajoute Sélène Tonon, conseillère municipale déléguée aux Musées, à la lecture publique et à la culture ludique.

Parmi les autres propositions, citons l’installation d’un réseau de capteurs pour mesurer le niveau d’ondes dans la ville ; la création d’une filière de recyclage des terminaux téléphoniques ; la création/conservation de zones blanches choisies pour se préserver des ondes mobiles.

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