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Réunification : les réactions au non du Département de Loire-Atlantique

© France 3 Bretagne
© France 3 Bretagne

Pour l'Union Démocratique Bretonne, c'est bien à l'ensemble des citoyens de se prononcer, mais pas sur l'ensemble des Pays de la Loire. Le géographe Jean Ollivro, met en avant un rééquilibrage entre Haute et Basse Bretagne, avec cette réunification, ainsi qu'une plus grande cohérence démocratique.

Par Krystell Veillard


Pour ce qui est de la réunification de la Bretagne, l'Union Démocratique Bretonne, réagit aux derniers épisodes. Elle soutient la démarche du président du Conseil départemental de Loire-Atlantique Philippe Grosvalet d'en appeler au Président de la République pour organiser un référendum : "Sur ce sujet c'est bien aux citoyens de se prononcer. L'UDB soutient cette démarche et appelle le pouvoir exécutif à répondre favorablement à la demande d'organiser un référendum, afin de mettre fin à des décennies de négation de la volonté populaire: les sondages et votations auto-organisés montrent en effet qu'environ 70% de la population de Loire-Atlantique souhaite la réunification administrative de la Bretagne." 
 

Quel périmètre pour un référendum ?


En revanche, elle s'oppose à un périmètre qui dépasserait la Loire-Atlantique : "Consulter les Pays de la Loire dans leur ensemble reviendrait potentiellement à interdire la réunification, même si les citoyens de Loire-Atlantique et de la région Bretagne y sont majoritairement favorables! La solution juste est de consulter les citoyens des cinq départements bretons, puis, en cas de victoire du "Oui" à la réunification en Loire-Atlantique et dans la Région Bretagne, de consulter les citoyens de Vendée, de Mayenne, de la Sarthe et d'Anjou sur un possible rattachement à d'autres régions ou sur la création de collectivités propres à ces territoires."
 
 

Pour plus de démocratie, pour le géographe Jean Ollivro


Le Géographe breton Jean Olivro, évoque lui le décalage entre les politiques et la population. Dans les usages et pratiques, au niveau touristique, d'images, de marketing, mais aussi juridique, commercial, pour les visiteurs comme pour les habitants, la Bretagne historique, à cinq départements, comporte une vraie cohérence et ce décalage avec des élus, qui eux, pour des intérêts de carrière, ne veulent pas en entendre parler, contribuerait à "un déséquilibre démocratique". Il faut selon le géographe, "appeler les territoire en correspondance avec ce que les gens disent. Le début de la démocratie", explique t-il "c'est déjà se baser sur des noms communs, que les gens partagent. essayer de caler des territoires politiques sur ce que racontent les gens, est un élément fondamental de cohérence démocratique."
 
Réunification de la Bretagne (ITW 2)
ITW du géographe Jean Ollivro, reccueillie par Mathieu Herry



Rééquilibrer Haute et Basse-Bretagne


Le géographe démontre encore que les conséquences seraient positives pour l'ensemble des départements bretons, de Haute, comme de Basse Bretagne, avec la valorisation de l'ensemble d'un territoire et un rééquilibrage entre Haute et Basse-Bretagne. La partie occidentale de la région "s'est en effet marginalisée avec la séparation et des logiques plus terriennes", alors que les villes de "Nantes et de Saint-Nazaire ont toujours représentées des ouvertures maritimes pour la Bretagne". "Avec Brest, et toutes les villes moyennes, extrêmement importantes dans la région, elles encadreraient un terrain d'action" et permettraient du coup un rééquilibrage, avec Rennes, la capitale, qui a tendance à attirer tout à elle.
 
Réunification de la Bretagne (ITW 1)
Interview du géographe Jean Ollivro, recueillie par Mathieu Herry

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