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Route du Rhum : une collision entre deux concurrents au milieu de l'Atlantique

Sébastien Destremau (RhumMono) et Ari Huusela (Imoca) / © Sébastien Destremau (RhumMono) / Ari Huusela (IMOCA)
Sébastien Destremau (RhumMono) et Ari Huusela (Imoca) / © Sébastien Destremau (RhumMono) / Ari Huusela (IMOCA)

Ce mardi matin, deux concurrents sont entrés en collision en plein milieu de l'Atlantique, un fait de course rarissime. Les dommages sont minimes et les skippers continuent leur route.

Par Thierry Peigné


La collision a eu lieu à 555 milles des côtes nord-africaines. Ce mardi matin, le RhumMono de Sébastien Destremau (Alcatrazit – Face Océan) a percuté un autre monocoque, l'Imoca d’Ari Huusela (Ariel 2).

Le premier avait mis le cap plein sud alors que le second tentait de bénéficier des alizés vers l’Ouest.

La cartographie démontre que les deux skippers se sont percutés à 6 heures UTC. 

Dégâts mineurs

Selon les informations de la direction de course, le Finlandais aurait endommagé son balcon arrière et aurait subi un choc sur sa coque arrière. Le Français, lui, aurait endommagé son bout dehors. 

Ces dégâts n'empêchent pas les deux concurrents de poursuivre leur route et de rester en course.
 

Rarissime

Dans l'émission du live sur le site internet de la Route du Rhum ce mardi soir, Jacques Caraës, le directeur de course, a précisé que ce type de collision était rarissime. Il se peut que sur un début de course, deux bateaux se percutent même si les skippers sont à ce moment là très attentifs mais en plein océan Atlantique, cela ne peut s'expliquer que "par un manque de veille de la part des deux skippers" selon lui. "L'attention et la vigilance s'amenuise lorsqu'il y a moins de trafic" a-t-il ajouté. 
 

Le récit du Français

Contacté par l'organisation, Sébastien Destremau a pu raconter l'incident : "J’étais dans ma bannette de veille quand le bateau a empanné et s’est couché soudainement alors qu’on était à 14 noeuds de vitesse. Le temps que je sorte, le bateau s’était déjà remis sur sa trajectoire et j’ai vu le bateau d’Ari à environ 100 mètres sous mon vent. Il était visiblement très lent mais en train de s'éloigner doucement. Quelques minutes après, Ari m’a appelé pour me demander si j’allais bien. Il s’est ensuite confondu en excuses  d’avoir occasionné cet accident. Il pensait qu’il avait la place de passer devant mon bateau... Nos bateaux se sont frôlés. J’ai pu effectuer une réparation de fortune. Après quatre heures de travaux, j’ai pu reprendre la course... On a vraiment eu énormément de chance qu’il ne s’agisse que d’un frôlement ... Cet incident rarissime nous rappelle la nécessaire vigilance et prudence de tous les instants".
 
 

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