Série de tags anti-résidences secondaires dans des villes bretonnes

Publié le Mis à jour le
Écrit par Maylen Villaverde .

Lundi 15 avril plusieurs communes bretonnes ont découvert des façades de commerces et de mairies taguées. Toutes les villes visées sont des stations balnéaires.  La forte proportion de résidences secondaires seraient à l'origine de ces messages.



C'est au bicarbonate de sodium et sous haute pression que la peinture violette mentionnant "58" et "1597"est retirée de la façade de la mairie de Saint-Lunaire (35). Monsieur le maire a découvert ces tags mystérieux lundi matin. "On a d'abord pas compris puis on a eu l'explication par la gendarmerie. Ce serait des manifestations de mauvaise humeur contre la présence de résidences secondaires" explique Michel Penhouet.

 

Douze communes ciblées par les tagueurs



Douze communes de la côte d'Emeraude et du littoral morbihannais ont été la cible de ces tags essentiellement posés sur les façades des mairies mais aussi des agences immobilières ou des maisons particulières. A chaque fois un nombre et un pourcentage qui correspondent bien, après vérification, aux chiffres du dernier recensement.

Ainsi Saint-Lunaire compte bien 1597 résidences secondaires qui représentent 58% du nombre total.

 

Réactions à Saint-Lunaire

Mais le maire de Saint-Lunaire s'insurge et défend sa politique. Il a permis, explique-t-il,  à des jeunes de venir s'installer grâce à la construction d'un lotissement à prix coûtant, au point que les enfants n'ont jamais été aussi nombreux dans les écoles.



En vacances dans sa résidence secondaire, occupée par sa famille depuis 4 générations, Olivier Minard estime lui que c'est le tourisme un moteur pour l'économie locale : "je comprends que les gens n'aient pas envie de payer trop cher leur maison dans un endroit même devenu ce qu'il est grâce au tourisme. Mais il faut l'avouer s'il y a autant de commerces ici c'est parce qu'il y a du tourisme, pratiquement toute l'année"

 

La municipalité de Saint-Briac-sur-Mer agit "pour la mixité sociale"

A Saint-Briac-sur-Maire, également touchée par les tags, le maire réfute l'idée d'être une commune de résidences secondaires. Selon le premier édile la ville connaît un habitat de plus en plus constant, grâce au télé-travail, au tourisme de proximité, et là aussi, grâce à une politique municipale. "Ca se traduit pat l'acquisition de foncier et la construction de logements confiés à des organismes HLM. Nous ne faisons aucun grand programme de lotissement, mais que de petits lotissements entre 2 et 10 logements répartis dans les quartiers de la commune de manière à ce qu'il n'y ait pas de discrimination pa quartier. On veut que la mixité sociale existe" explique Vincent Denby-Willkes le Maire de Saint-Briac-sur-Mer





La plupart des maires ont porté plainte. Une enquête a été ouverte. 





Reportage de Thierry Bréhier et Lionel Bonis

 
Intervenants:

- Michel Penhouet, Maire de Saint-Lunaire

- Olivier Minard, Résident secondaire de longue date

- Vincent Denby-Willkes, Maire de Saint-Briac-sur-Mer





 
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