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Tiny houses : la solution pour un immobilier à bas coût ?

© Valérian Morzadec / France 3 Bretagne
© Valérian Morzadec / France 3 Bretagne

Les tiny houses ont le vent en poupe aux États-Unis et se développent de plus en plus en France. Leur bas coût et leur facilité de construction attirent. À Landeleau (29), l'entreprise Batik Charpente donne la possibilité de s'offrir ce type de maisons et favorise le circuit court.

Par Baptiste Galmiche

Que sont ces petites maisons sur roues, remorquées par un véhicule ? Il s'agit de tiny houses. Cette appellation provient de l'anglais tiny (minuscule) et house (maison). "À l’exception d’une petite maison basique, une tiny house a la particularité d’être sur roues", affirme le site vivredemain.fr.

Alors que la superficie moyenne d'une habitation en France est de 91 m², les tiny houses ont la particularité de ne pas dépasser les 30 m² (en raison notamment des contraintes légales interdisant de circuler les véhicules de plus de 2,55 mètres de large). Un logement de petite taille qui offre cependant toutes les commodités : "Les tiny houses sont raccordables aux réseaux. Néanmoins il est tout à fait possible de devenir autonome (panneaux solaires, éolienne, récupération d’eau, pompe à eau, etc.)", note le site tinyhouse.bzh.

Ty Rodoù

En Bretagne, deux constructeurs ont lancé leur propre entreprise de tiny houses en créant les "Ty Rodoù" au sein de l'entreprise Batik Charpente, basée à Landeleau (29). Les deux gérants, Mathieu Millet et Stéphane Boléat, tous deux originaires du Grand Ouest, affirment que ces "maisons roulantes en bois sont fabriquées en Bretagne". Ils ajoutent : "On travaille que sur la filière bois. On a à cœur de valoriser le circuit court et de créer une synergie entre les acteurs locaux. On essaie de valoriser les compétences de chacun autour de nous."

Ce type de logement peut répondre à différents besoins. Pour les particuliers, il peut s'agir d'un habitat principal ou secondaire, d'une extension, d'une location insolite, d'une chambre d'étudiant et d'un logement ouvrier. Les commerçants pourront s'en servir comme food trucks (camions-restaurants), stands de marché, bureaux et espaces de communication. Enfin, ces maisons ambulantes peuvent faire office d'espaces culturels : scène mobile, théâtre, et encore billetterie.

"On se libère d'un tas de charges"

Autre avantage de ces maisons de petite taille : la réduction de l'empreinte écologique. Matthieu Millet, co-gérant Batik Charpente, vit lui-même dans une tiny house. "On a divisé l'espace en deux volumes  : un salon et salle à manger, et une cuisine. On repense sa manière de vivre, ses besoins. On se libère d'un tas de charges. On se dégage du temps, des finances car une maison comme ça n'a pas besoin de chauffage. Et comme il y a quand même du volume, on ne se sent pas oppressé", témoigne-t-il.

Pour ce genre de logements, il faut compter entre 22 000 euros et 40 000 euros selon le degré de finition.

Reportage : F. Malésieux / V. Morzadec / O. Mélinand / S. Secret

Tiny houses : la solution pour un immobilier à bas coût ?
Les tiny houses ont le vent en poupe aux États-Unis et se développent de plus en plus en France. Leur bas coût et leur facilité de construction attirent. À Landeleau (29), l'entreprise Batik Charpente donne la possibilité de s'offrir ce type de maisons et favorise le circuit court. Interviews de Stéphane Boleat et de Mathieu Millet, co-gérants de "Batik Charpente".

 

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