Troisième dose de vaccin anti-Covid en Bretagne : qui est concerné ? Comment prendre rendez-vous ?

Alors que le chef de l'Etat avait annoncé mi-août le lancement d’une campagne de rappels de vaccination dès le mois de septembre 2021 pour certaines populations prioritaires particulièrement vulnérables, l'Agence Régionale de Santé communique sur les modalités et les publics concernés.

L'annonce en avait été donc faite le 11 août par le Président de la République mi-août et la date confirmée par le Premier Ministre le 26 août. Alors que la France traverse une quatrième vague de l’épidémie de la Covid-19 liée au variant Delta, une campagne de rappels de vaccination va commencer à partir du lundi 13 septembre. 

L'Agence Régionale de Santé (ARS) Bretagne rappelle que "comme c’est le cas pour tous les vaccins, les études récentes suggèrent une baisse de l’efficacité au cours du temps des vaccins contre la Covid-19, en particulier contre le variant Delta, qui représente plus de 90 % des nouvelles contaminations en Bretagne". Elle précise que cette "baisse de protection concerne essentiellement l’efficacité contre l’infection et contre les formes symptomatiques, l’efficacité contre les formes graves restant à un niveau élevé".

 

Qui sera concerné par la campagne de rappel ?

Dans son avis du 24 août, la Haute Autorité de Santé (HAS) s'était déclarée favorable à une troisième dose de vaccin contre la Covid-19 pour les personnes de 65 ans et plus, et les personnes présentant des comorbidités. Cependant, la HAS considérait qu’il n’y avait pas, à ce jour, de données incitant à l’administration d’une dose de rappel au-delà des personnes ciblées dans cet avis.

Ce seuil d’âge de 65 ans correspond également à celui de la population ciblée par la vaccination antigrippale. Pour simplifier le parcours vaccinal, "la HAS propose de procéder à l’administration concomitante du rappel des vaccins contre la Covid-19 et du vaccin contre la grippe saisonnière" et ceci pour les personnes éligibles aux deux vaccinations.

L'ARS précise les populations éligibles à ce rappel vaccinal :

Pour ces populations concernées, un délai d’au moins 6 mois est recommandé entre la primo-vaccination complète et l’administration de la dose de rappel. Ainsi, les personnes ayant été primo vaccinées avec deux doses, recevront leur dose de rappel à partir de six mois après la deuxième dose.

Sont aussi concernées par un rappel vaccinal :

Pour les personnes sévèrement immunodéprimées, l’administration d’une dose de rappel peut être réalisée dans un délai inférieur à 6 mois (mais d’au moins 3 mois), dès lors qu’il est jugé par l’équipe médicale que la quatrième dose permettrait d’améliorer la réponse immunitaire.

Pour les personnes ayant reçu le vaccin Covid-19 Janssen, la HAS recommande un délai minimal de 4 semaines entre la primo-vaccination et la dose de rappel.

L'ARS précise aussi que les patients ayant contracté la Covid-19 postérieurement à leur premier schéma vaccinal ne doivent pas se voir proposer de dose de rappel.

Pour toutes ces populations, ce rappel pourra être effectué indifféremment avec le vaccin Pfizer-BioNTech ou avec le vaccin Moderna. "Les patients ayant bénéficié d’un premier schéma vaccinal avec le vaccin Astra Zeneca ou Janssen doivent également bénéficier d’une dose de rappel avec un vaccin à ARN Messager" ajoute l'ARS.

 

Où et quand se faire vacciner ?

La prise de rendez-vous est effective depuis ce lundi 30 août et concerne les populations vulnérables dont les plus de 65 ans. Pour les résidents des EHPAD et des USLD, la campagne est organisée directement au sein des établissements. Elle commencera lundi 13 septembre.

Pour les autres, la vaccination sera possible auprès des professionnels de santé de ville (médecins, pharmaciens, infirmiers) qui proposent la vaccination avec le vaccin Moderna. Mais aussi dans les centres de vaccination où des créneaux sont disponibles.

Pour prendre rendez-vous, l'ARS conseille de se rendre sur le site sante.fr ou de le faire par téléphone :

Selon les données publiées par la Direction générale de la Santé, 65 % de la population totale a un schéma vaccinal complet en France. Moins de 10 millions de Français éligibles à la vaccination contre le Covid n’ont encore reçu aucune dose, a souligné mardi le ministère de la Santé, disant porter une "attention particulière" aux 630 000 personnes de plus de 80 ans dans cette situation.

La Bretagne est à ce jour l'une des régions les plus vaccinées avec 83,6 % de la population majeure complètement vaccinée (au 29 août).

 

Liste des personnes à très haut risque de forme grave et liste des pathologies associées à un risque de forme grave (fournies par l'ARS).

Personnes à très haut risque de forme grave : 

Il s’agit des patients atteints de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ; atteints de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ; transplantés d’organes solides ; transplantés par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ; atteints de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ; atteints de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (liste spécifique établie par le COS et les filières de santé maladies rares) ou atteints de trisomie 21.

Personnes présentant des pathologies facteurs de risque de forme grave :

- Pathologies cardio-vasculaires :

  • hypertension artérielle compliquée (notamment complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales),
  • antécédent d’accident vasculaire cérébral,
  • antécédent de chirurgie cardiaque,
  • insuffisance cardiaque,
  • antécédents de coronaropathie.

- Diabète de types 1 et 2 ;

- Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale, notamment :

  • broncho pneumopathie obstructive,
  • insuffisance respiratoire,
  • asthme sévère,
  • fibrose pulmonaire,
  • syndrome d’apnées du sommeil.

- Insuffisance rénale chronique ;

- Obésité avec indice de masse corporelle ≥30 ;

- Cancer ou hémopathie maligne ;

- Maladies hépatiques chroniques, en particulier la cirrhose ;

- Immunodépression congénitale ou acquise ;

- Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;

- Pathologies neurologiques :

  • maladies du motoneurone,
  • myasthénie grave,
  • sclérose en plaques,
  • maladie de Parkinson,
  • paralysie cérébrale,
  • quadriplégie ou hémiplégie,
  • tumeur maligne primitive cérébrale,
  • maladie cérébelleuse progressive.

- Troubles psychiatriques ;

- Démence.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
vaccins - covid-19 santé société