Visite d'Emmanuel Macron à Lorient : la filière pêche exprime ses revendications

Emmanuel Macron à la rencontre des pêcheurs à Lorient
En visite dans le Morbihan ce 1er juin, le Chef de l'Etat avait prévu de rencontrer les professionnels de la pêche dans le port de Lorient Keroman... Pêcheurs plutôt contents de rencontrer le Président. Intervenants : Maurice Benoish, président du port de péche de Lorient - Olivier Le Nezet, président du comité régional des pêches maritimes de Bretagne - Reportage : Catherine Carlier et Christophe Rousseau

Le président Emmanuel Macron est à Lorient ce jeudi 1er juin et doit visiter le port de pêche de Keroman. Pour la filière pêche les enjeux sont nombreux. Les comités des pêches maritime de Bretagne demande notamment la création d'un Haut Commissariat à l'Économie maritime.  

Par Emilie Colin

Emmanuel Macron est en visite à Lorient ce jeudi 1er juin. Dans son programme, la visite du port de pêche de Keroman, où il doit rencontrer Olivier Le Nézet le président du comité régional des pêches maritimes de Bretagne, et du comité départemental des pêches maritimes du Morbihan. 

Pour la filière les enjeux de cette visite sont importants et l'occasion de faire part d'un certain nombre de revendications. 

La création d'un Haut Commissariat à l'Économie maritime


C'est l'une des attentes des professionnels de la pêche, la création d’un Haut Commissariat à l’Economie maritime, la Gouvernance de la mer, la Pêche et les Transports, rattaché au Premier ministre. Dans un communiqué, les comités des pêches maritimes de Bretagne soulignent que "Les dossiers concernant la mer sont par nature transversaux (économie, environnement, social, sanitaire, alimentation, politique européenne…). Ils ne peuvent pas dépendre d’un seul ministère, et encore moins être "saucissonnés" entre plusieurs ministères."

"C'est sinon le risque d’une terrible complexité politique et administrative, source d’interminables arbitrages interministériels. De même, les conseillers en charge des questions maritimes doivent en être des spécialistes et non pas venir d’autres domaines."

Le renouvellement de la flotte et des hommes 


"En Bretagne, les navires ont 26 ans de moyenne d’âge, et nous avons du mal à attirer des jeunes vers le métier malgré des salaires attractifs et de réelles possibilités de carrière. Les professionnels veulent pouvoir construire des bateaux neufs et bénéficier de soutiens financiers –européens et étatiques- dans cette optique."

Le Brexit figure aussi parmi les inquiétudes, "le gouvernement français doit s’engager à défendre avec la plus grande fermeté les pêcheurs professionnels." La filière souhaite en effet être mieux représentée auprès des instances politiques, en France et en Europe. 

Les comités rappellent enfin l'importance de l'enjeu de la qualité de l'eau, la mer étant leur lieu de travail : les pêcheurs professionnels bretons tout comme leurs cousins de la conchyliculture- réclament l’adoption de moyens à même de disposer d’une eau propre, saine et productive."


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