Vitré : l'élu RN Christian Lechevalier suspendu de son poste d'enseignant pour propos sexistes et homophobes

© F3 Bretagne
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Christian Lechevalier, élu du Rassemblement National au Conseil Régional de Bretagne a été exclu pour un an de son poste d'enseignant du lycée de Vitré, pour propos sexistes et homophobes. Sa demande visant à contester cette exclusion a été rejetée par le tribunal administratif de Rennes.

 

Par PressPepper


Christian Lechevalier, professeur agrégé de 63 ans au lycée Bertrand d'Argentré de Vitré, s'est vu signifier le 7 août 2019, une sanction d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de 12 mois, par le ministère de l'Éducation nationale. Il lui est reproché "d'une part la diffusion et le partage de tweets à caractère islamophobe et critiquant en des termes outranciers la politique du ministère de l’éducation nationale, et d’autre part la tenue de propos homophobes, sexistes et à connotation sexuelle en classe, ainsi qu’un comportement inapproprié avec une élève".
 

"Devoir de dignité et d'exemplarité" pour le proviseur


Le proviseur de l'établissement aurait reçu des courriers d'élèves et de parents en ce sens. Le ministère fait valoir que l'enseignant a manqué "à ses obligations de réserve, de correction, de dignité et d’exemplarité " et que "son mandat d’élu au conseil régional ne le dispense pas du respect de son devoir de réserve".
 

"Des propos relevant de l'humour et de la satire", selon l'enseignant


De son côté, l'élu, qui a saisi le juge des référés pour une procédure "d'urgence", se prévaut de "sa liberté d'expression". Il estime que "son devoir de réserve ne saurait justifier une restriction de sa liberté d’expression en qualité de citoyen et en qualité d’élu local". Ses propos n'auraient été "ni injurieux, ni méprisants, ni irrespectueux (..) et relèvent de l’humour et de la satire".
 

En arrêt maladie depuis le mois de mai


Le juge des référés ne tranchera pas le débat puisqu'il constate simplement que "l'urgence n'est pas caractérisée", condition sine qua non pour que l'affaire soit étudiée. "M. Lechevalier est placé en congé maladie depuis le 24 mai 2019. Ainsi, la sanction (...) n'a pas été mise à exécution et ne pourra pas l'être tant qu'il n'aura pas repris son service". Si le professeur "s’est borné à affirmer que la sanction produisait des effets immédiats sur sa situation personnelle", poursuit l'ordonnance, il n'a pas apporté les éléments "de nature à apprécier concrètement les effets que serait susceptible d’entraîner cette sanction"


 

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