Crapauds en danger !

© France 3 Centre
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L'arrivée du printemps signe le début de la saison des amours pour de nombreuses espèces. C'est le cas des crapauds. Mais pour de nombreux mâles qui doivent traverser des routes très fréquentées pour rejoindre leurs femelles, l'histoire tourne court. Des bénévoles ont décidé de les aider. 

Par L.A.

Pour rejoindre les femelles et féconder leurs ovules qui se trouvent dans des lacs, les mâles qui hibernent sous la terre sont obligés de quitter leur forêt et de traverser des routes à forte circulation pour s'accoupler. Un grand nombre d'entre eux finissent écrasés sous les roues d'une voiture. Alors pour limiter l'hécatombe, en Eure et Loir, l' Association pour la protection des animaux sauvages (l'ASPAS) est présente sur le terrain pour aider les crapauds à se reproduire en toute sécurité.

Reportage Corinne Jean-Joseph et Pascal Franco
préservation des crapauds

Le principe du crapauduc
Un dispositif, baptisé crapauduc, est mis en place sur les traversées.à risques « Quand les crapauds arrivent devant les bâches, ils ne savent plus où ils sont, ils sont perdus. Ne pouvant pas sauter l'obstacle, ils tentent de le contourner et tombent dans des seaux que nous avons disposés. Il ne nous reste plus qu'à passer tous les matins pour relever les animaux dans les seaux et les emmener de l'autre côté de la route, où ils peuvent rejoindre leurs lieux de fécondation », expliquait un responsable d'une association picarde.

Comment aider les crapauds à traverser la route ? les conseils de l'ASPAS

Vous constatez des écrasements de crapauds, et vous ne savez pas quoi faire ?

Le plus simple et le plus immédiat : ramassez-les et faites-les traverser. Leur venin n’est absolument pas toxique pour l’homme, il faut juste ne pas se frotter les yeux. Pour ne pas abîmer leur peau fragile, mouillez-vous les mains avant de délicatement les saisir. Votre seul matériel sera une torche, un seau et un gilet fluo. Théoriquement, il est interdit de transporter des espèces protégées sans autorisation. Mais il vaut mieux aider les amphibiens à traverser sur quelques mètres, plutôt que d’assister, impuissant, à leur destruction, tout aussi illégale.
(la suite sur le site de l'ASPAS Nature, en cliquant ici)

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