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Dreux : procès du réseau de drogue “Furax”

Saisie record, à proximité de Dreux, en février 2010 : 3,2 tonnes de résine de cannabis. / © France 3 Centre
Saisie record, à proximité de Dreux, en février 2010 : 3,2 tonnes de résine de cannabis. / © France 3 Centre

Neuf membres présumés du réseau "Furax" sont sur le banc des accusés de la Cour d'assises spéciale de Paris. Entre 2008 et 2010, ils ont écoulé 50 tonnes de cannabis sur le territoire français.  

Par D.Cros

Ce lundi s’ouvre le procès d’un réseau de trafic de drogue appelé "Furax". Ses membres sont soupçonnés d'avoir importé 50 tonnes de cannabis entre 2008 et 2010.

Jusqu'au coup de filet, en février 2010, de la gendarmerie. Les gendarmes avaient alors saisi dans une petite ville à proximité de Dreux (Eure-et-Loir) : 3,2 tonnes de résine de cannabis. 

Prise record : 50 tonnes de cannabis


La drogue provenait du Maroc. Elle était remontée d'Espagne par convois fréquents de "go-fast", des voitures puissantes qui roulent à vive allure dotées de fausses plaques d’immatriculations allemandes, des détecteurs de micros ou de balises et du matériel de brouillage ultra sophistiqué. 

La drogue était ensuite stockée dans un corps de ferme à côté de Dreux avant d’être livrée aux grossistes en rase campagne. C'est à cet endroit qu'avaient été saisies 3,2 tonnes de résine de cannabis en février 2010, une prise record pour la gendarmerie. Grâce aux carnets de comptabilité tenus par le réseau, les gendarmes avaient estimé le montant total du trafic à 50 tonnes.

Saisie de la gendarmerie en février 2010. / © France 3 Centre
Saisie de la gendarmerie en février 2010. / © France 3 Centre

Neuf personnes sur le banc des accusés


Il aura fallu deux ans d’enquête aux gendarmes pour faire tomber le réseau " Furax ", baptisé du surnom d’une bande de jeunes du quartier des Bâtes, à Dreux.

Neuf personnes sont jugées par la Cour d'assises spéciale de Paris, dont Kamel M. et Bouchaib K., les deux chefs présumés du réseau composé de jeunes gens originaire de Dreux et de ses environs.

Kamel M. a toujours dit qu'il était un exécutant, et non le coordinateur de ce réseau. Quant à Bouchaib K., il a reconnu avoir mis en place le transport de cannabis et s'est présenté comme l’un des commanditaires de Kamel.

Kamel M. comparait détenu, ce lundi. Bouchaib K. n'est pas présent, il est toujours en cavale depuis sa libération, en 2011, sous contrôle judiciaire. Un autre accusé, l'un des convoyeurs, est également en fuite. 

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