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70 ans après, la "tondue de Chartres" révèle d'autres secrets

Retour sur l'histoire de la "Tondue de Chartres", cette femme rasée et immortalisée par le photographe Robert Capa lors de la Libération de Chartres. Accusée de "collaboration horizontale", son histoire en cache une autre, celle de sa voisine, une suissesse soupçonnée d'avoir dénoncé des résistants.
la Tondue de Robert Capa
la Tondue de Robert Capa © Robert Capa
Tout le monde connaît la "tondue de Chartres", cette femme victime de l'épuration prise en photo par Robert Capa à la Libération de Chartres en juillet 1944. Accusée de "collaboration horizontale" mais surtout d'avoir dénoncé des résistants, l'histoire de Simone Touseau en cache une autre, celle de sa voisine. Ella Amerzin-Meyer, de nationalité suisse, est interprète au SIPO-SD (Service de sûreté SS chargé de traquer la Résistance, autrement appelé Gestapo) à Chartres de 1943 à la Libération. Les deux jeunes femmes habitent le même quartier, fréquentent l'occupant allemand. Elles vont se lier d'amitié et auront leur enfant quasiment à la même période. 

Simone Touseau et sa famille n'échapperont pas à la justice expéditive des tout premiers jours de la Libération. Ella Amerzin-Meyer, elle, réussira à se soustraire à deux condamnations à mort et à perpétuité en prenant la nationalité allemande. ►vidéo: le journaliste généalogiste Guillaume de Morant a enquêté sur les destins croisés de ces deux femmes. (reportage D.Le pape)
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La tondue de Chartres



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