Arrêt du sport amateur dans le Loiret : "A un moment, il faut faire confiance aux clubs"

Pour lutter contre la circulation du covid-19, la préfecture du Loiret a décrété l'interdiction du sport amateur adulte en salle. Une nouvelle mise à l'arrêt qui passe mal dans le milieu sportif. 

Un gymnase désert - Photo d'illustration
Un gymnase désert - Photo d'illustration © MAXPPP
Fini le lino et les maillots : depuis ce lundi 19 octobre, le sport amateur en milieu clos est interdit dans le Loiret pour au moins deux semaines, ainsi que l'usage des vestiaires collectifs pour les sports en extérieur. Les équipes adultes, départementales ou régionales, ne peuvent donc plus s'entraîner ni se recontrer. Les activitées des salles de fitness, où le sport est individuel, ne sont pas concernées. 

"Les activités sportives avec forte émission oro-pharyngée d’aérosols (respirations, cris), promiscuité forcée, contacts directs entre personnes, partage d’objets et de surfaces tout comme les locaux clos ainsi que les locaux humides à fréquentation importante tels que les vestiaires, constituent des situations à risques élevés d’amplification de la circulation du virus" motive la préfecture dans son communiqué.  Une directive d'autant plus compliquée à avaler pour les professionnels que les mineurs sont exemptés de ces restrictions, alors même que la préfecture pointe du doigt "la propension au relâchement constatée parmi les jeunes". On serait donc un sportif sans risque à 17 ans, et un créateur de cluster à 18 ans ? 
 

Les clubs entre abattement et recherche de solutions


"Ce n’est pas plus dangereux qu’autour d’une table de restaurant", s'agace Antonio Texeira, président de la fédération régionale de football, qui régente aussi le futsal. Ça va devenir très compliqué. J’ai demandé une entrevue à la région, pour qu’on réfléchisse ensemble, qu’on ne dise pas "stop" arbitrairement. On veut montrer tout ce qu’on a mis en place pour que le virus ne se propage pas. Les clubs, aujourd’hui, sont conscients de la pandémie, et frustrés de ne pas avoir fini la saison : ils sont prêts à mettre en place tout ce qu’on leur demande. A un moment, il faut leur faire confiance."
  Mais avec un taux d'incidence de 141 car pour 100 000 personnes et 34 foyers de contamination détectés dans le milieu du sport amateur depuis la rentrée, les autorités régionales et départementales risquent d'être peu ouverts à l'assouplissement. 

"Forcément on est un peu déçus, toute la période du confinement, on n’a pas pu s’entraîner. Les championnats ont à peine repris début octobre donc devoir déjà s’arrêter, c’est très embêtant" témoigne, déçu, le joueur de l'US Orléans Handball Kévin Legrand.

Peu d'acteurs du milieu croient à une reprise dans deux semaines. L'entraîneur de l'Eglantine Vierzon Handball, François Essayan, imagine déjà de son côté des portes de sortie, au moins pour la compétition. "Il est possible qu’on rapatrie les matchs dans un autre département, si c’est autorisé, en faisant tous les matchs sur une journée, avec une alternance des horaires pour éviter que les joueurs ne se croisent trop" espère-t-il. 

En attendant, baskets, crampons et balons ronds devront rester sur le banc. 
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